commerce, il faut chercher la quantité de base qu’il sa-ture, sou degré acidimétriquc, 100 parties d’acide à 66,saturant exactement 173,55 de carbonate de soude puret sec. C’est au degré acidimétrique qu’il faudrait l’a-cheter; mais ce mode n’est pas adopté, b* constatation dudegré aréométrique étant bien plus simple que celle dudegré acidimétrique, et atteignant très bien générale-ment le but du commerce, car la fraude ne serait pos-sible que par une falsification que rendrait illusoire lebas prix de l’acide, à défaut de la probité des fabricantsqui, heureusement, est très rarement suspectée. L’uti-lité des tables est donc indispensable; nous allons don-ner la plus usitée :
’J]
4 S =
* .g a
a ? %
DENSITÉde l’aeide,l’eau étant
QUANTITÉSd’acide sulfuri-que hydratéordinairepour 100.
QUANTITÉS
d'eau
pour 100.
NOM
de
l'observateur
66
1,842
100
0
Vauquelin
60
1,725
84,22
15,78
i> »
bO
1,717
82,34
17.66
D Arcet.
55
1,618
74,32
25,68
Vauquelin.
DD
1,618
74,32
25,08
D’Arcet.
54
1,613
72,70
27,30
id.
53
1,586
71,17
28,83
id.
52
1,566
69,30
30,70
i.l.
51
1,550
68,30
31.70
id.
50
1,532
66.45
33,55
id.
50
1,524
66,45
33,55
Vauquelin.
49
1,515
64,37
35,63
D’Arcec.
48
1,500
62,80
37.20
id.
47
1,482
61,32
38,68
id.
46
1,466
59,85
40,15
i.l.
4o
1,454
58,02
41,98
id.
45
1,466
58,02
41.98
Vauquelin
40
1,375
50,41
49,59
id.
35
1,315
43,21
66,79
id.
30
1,260
36,52
63,48
id.
25
1,210
30,12
69,88
id.
20
1.162
24.01
75,99
id.
15
1,114
17,39
82,61
id.
10
1,076
11,73
88,27
id.
6
1,023
6,60
93.40
id-
L’acide sulfurique ordinaire, c’est-à-dire l’acide hy-draté, peut se combiner avec diverses quantités d’eau.A mesure que la densité diminue, son point d’ébullitions’abaisse de même successivement. Par l’ébullition del’acide hydraté étendu d’eau, de l’eau se dégage, et l’a-cide reste jusqu’à ce qu’il soit arrivé au poiut de 310°.
La table ci après montre les divers points d’ébulli-tion de l’acide ordinaire étendu d’eau.
L’acide hydraté peut également dissoudre l’acide an-hydre, et alors sa densité augmente et son point d’ébul-lition s’abaisse rapidement ; mais sa densité n’arrive ja-mais à 4,97, et son point d'ébullition ne descend pasnon plus à 25° C.
3° De l’acide de Nordhausen . Il existe une variété d’a-cide sulfurique connu sous le nom d’acide sulfuriquefumant ou glacial de Nordhausen (du nom de la villei’Allemagne où. on le prépare). Il renferme de l’acideanhydre, de l’acide ordinaire et de l’acide sulfureux.Ses propriétés tiendraient le milieu entre celles des deuxacides déjà étudiés, s’il neconteuait pas d’acide-sulfu-reux; chauffé, il perd l’acide anhydre, l'acide sulfu-reux, et reste à l’état d’acide ordinaire. C’est à la vola-tilisation de l’acide anhydre qu’il contient qu’il fautattribuer les vapeurs blanches qu’il exhale. Cet acideest employé daus les arts spécialement pour dissoudrel’indigo, avec lequel on veut teindre la laine en bleu deSaxe.
DENSITÉ.
POINT
d’ébullition.
DENSITE.
POINT |
d’ébullition. •
1,852
327“centigr.
1,769
217° ccntigr.
1,849
318
—
1,759
212 _
1,848
310
—
1,744
204 —
1,847
301
_
1,730
198 —
1,845
293
—
1,715
194 —
1,842
284
—
1,699
190 —
1,838
277
—
1,684
186 —
1,833
268
—
1,670
182 —
1,827
260
—
1,650
177 —
1,819
253
—
1,520
143 —
1,810
255
—
1,408
127 —
1,801
240
—
1,30
116 —
1,791
230
—
1,20
107 —
1,780
224
—
1,10
103 —
Préparation de l’acide sulfurique. Nous commence-rons par la préparation de l’acide ordinaire. Il y a bienloin du procédé suivi aujourd’hui à celui employé parles premiers chimistes qui ont observé l’acide sulfuri-que. Nous avons déjà vu qu’ils l’obtenaient en traitantpar la chaleur le sulfate de fer ; de là le nom d 'huile devitriol, et même de vitriol, nom usité encore quelquefoisaujourd’hui. Plus tard, on s’aperçut que la combustiondu soufre dans des cloches humides fournissait aussi cetacide, et on le prépara par ce nouveau procédé, en ledaignant sous le nom à’oleum sulphuris per campanam .Lefèvre et Lemery imaginèrent de favoriser la combus-tion en ajoutant au soufre du nitrate de potasse, ilsobtinrent un résultat bien plus avautageux ; et long-temps on suivit cette indication, en opérant la combus-tion dans de grands ballons de verre humides. Enfin, onsubstitua les chambres de plomb à ces capacités de verre,et dès ce momeut l’acide sulfurique put être fabriquéen assez grande quantité, et livré à assez bas prix pourrendre de grands services à tous les arts chimiques.
C’est encore aujourd’hui avec du soufre et du nitrate,ou du moins avec sa partie essentielle, l’acide nitrique,que se fabrique l’acide sulfurique ordinaire, et on peutdire quo cette fabrication a été aussi perfectionné*que possible, et que la pratique a devancé la théo-rie, car c’est tout au plus si on est bien fixé sur lesdiverses réactions auxquelles donnent lieu les coi’psmis en présence. C’est Clement Désormes qui a mis surla voie.
Si dans un ballon d’une certaine capacité, et dontles parois sont humides, on fait arriver par deuxtubes adaptés au bouchon de l’acide sulfureux et dudeutoxyde d’azote, ce dernier gaz, trouvant de l’airdans le ballon, passe à l’état d’acide bypo-nitrique,ainsi que l’indiquent les vapeurs rutilantes; au boutd’un certain temps, il se dépose sur les parois du ballondes cristaux blancs, formés, selon Clément, d’acidesulfurique, d’acide hypo-nitnque et d’eau. En fai-sant arriver de la vapeur d’eau dans le ballon, les cris-taux se dissolvent, l’eau se charge d’acide sulfurique, etil se dégage du deutoxyde d’azote qui repasse à l’étatd’acide hypo-nitrique pour îecommencer avec l’acidesulfureux, qu’on introduit de nouveau, la réaction defout à l’heure.
Plus tard, Berzélius a annoncé que les cristaux secomposaient d’acide sulfurique, d’acide nitreux et d’eau,et on a vu qu’on pouvait très bien, en pratique, substi-tuer l’acide nitrique à l’acide hypo-nitrique, et origi-nairement au deutoxyde d’azote. Dans cette manière deraisonner, l’acide nitrique céderait à l'acide sulfureuxune partie de son oxygène ; de là de l’acide uitreux.L’intervention de l’eau venant séparer l’acide sulfuri-
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