Band 
G-Z.
JPEG-Download
 

SULFURIQUE (acide).

SULFURIQUE (acide).

* En A se trouvent les fours à brûler le soufre, dontla fig. 2394 représente une coupe transversale, dans ladisposition adoptée pour l’utilisation de la chaleur, pro-venant de la combustion du soufre, à la préparation dela vapeur d’eau nécessaire à la réaction. Alors on em-ploie deux fours accolés. Dans la fig. 2392 l’un de cesfours est vu de face ; l’autre est vu en coupe. Leur che-minée commune a, conduit l'acide sulfureux dans un pe-tit tambour de plomb B, à la partie supérieure duquelarrive de l’acide sulfurique, qui s’écoule d’une manièrecontinue en sortant du vase R (vase de Mariotte, dontnous dirons quelques mots tout à l*heure). Ce vase R estalimenté par un vase l , recevant de l’acide riche en gaznitreux. Ce vase l a la disposition d’un monte-jus, c’est-à-dire que la vapeur, par la pression qu’elle exerce àla surface du vase, chasse l’acide par le tube z, z. Cetacide arrive dans le vase l par le tuyau m m m, et

trique au moyen d'un tuyau ou siphon pénétrant dansla chambre et communiquant extérieurement avec unvase contenant de l’acide nitrique, de manière à en fairearriver dans la chambre une quantité plus ou moinsgrande suivant la convenance. Cette série de vases peutêtre remplacée par une pièce en grès représentant unpetit château d’eau.

L’acide sulfurique produit dans ce deuxième tambourse rend dans le premier au moyen d’un petit tuyau nonindiqué dans la figure, pour que là, sons l’influenced’un grand excès d’acide sulfureux, les composés ni-treux en dissolution soient volatilisés et servent aussià la formation d’acide sulfurique. De là le nom de dé-nitrificatenr donné au premier tambour qui, lui, envoie,ainsi que les autres petites chambres G et F (voir fi-gure 2396) son acide dans la chambre principale E oùse passent la plupart des phénomènes de la formation

m a mmaam mm

provient d’nn appareil H dont nous parlerons plus tard.

L’acide sulfureux sortant du four par la cheminée a,se trouve donc en contact dans le vase B avec de l’acidesulfurique, auquel il enlève des vapeurs nitreuses, va-peurs qui vont servir à la fabrication de l’acide sulfuri-que. La cheminée a doit être haute d’au moins 7 mètres,pour donner au gaz sulfureux une force ascensionnelleassez grande pour vaincre la résistance d’un long par-cours. Après avoir parcouru le vase B dans toute sa hau-teur, l’acide sulfureux sort par le tuyau b, qui est defonte, pour se rendre, avec l’air qui n’a pas servi à lacombustion du soufre, dans une première chambre outambour C, d’une capacité de 90 à 100 mètres cubes.Dans plusieurs usines, l’acide sulfureux arrive directe-men t dans cette première chambre C sans passer par l’ap-pareil B. Ce premier tambour C est assez souvent appelédénitrificateur ; nous verrons tout à l’heure pourquoi.Untuyau partant des chaudières lance de la vapeur dans lapartie supérieure du tuyau de fonte précisément à l’en-droit où il débouche dans le tambour C, pour que l’a-cide sulfureux se trouve dès son entrée dans les condi-tions nécessaires à la réaction. Les gaz se rendentensuite au moyen du tube c dans le second tambourayant les mêmes dimensions que le premier. C’est danscette deuxième chambre que se trouve l’acide nitriquenécessaire à la production de l’acide sulfurique. Unesérie de vases de grès ou capsules est placée en ma-nière de cascade, se déversant l’une dans l’autre et pré-sentant une large surface de contact à l’acide sulfureuxet à l’air qui arrivent incessamment dans le deuxièmetambour. Ces vases de grès sont alimentés d’acide ni-

de l’acide sulfurique. Cette chambre reçoit les gaz dusecond tambour D par le tuyau d, et communique, aumoyen du tuyau e avec le premier tambour en queue F ;les gaz circulent dans une caisse en plomb (non repré-sentée dans la figure), à chicanes verticales, faisantfonction de coudenseur, d’où ils se rendent dans le der-nier tambour en queue G. Ces deux dernières petiteschambres, où se terminent les réactions, servent à uti-liser les gaz non combinés et à condenser les dernièresparties de l’acide sulfurique. Certains fabricants ontmême adopté dernièrement trois chambres de queue.

En sortant du dernier tambour G, les gaz circulentencore dans un réfrigérant I qui condense les dernièrestraces d’acide sulfurique, et ils se rendent enfin dans unappareil H destiné à retenir et à absorber le plus pos-sible de vapeurs nitreuses.

Cet appareil, de l’invention de M. Gay-Lnssac, secompose, comme l’indique la figure, d’un cylindre outambour en plomb contenant des fragments de cokeretenus par un diaphragme s (fig. 2392) ; sur ce coketombe en filet constant de l’acide poussé jusqu’à environ60° de concentration parce qu’il est alors plus propre àabsorber les vapeurs nitreuses ; cet acide est fourni parle réservoir de Mariotte R’ qui l’amène dans un vaseoscillatoire à double poche, dont chaque poche bascule,tandis que l’autre se remplit. De cette manière l’acidese répartit plus uniformément sur le coke et se trouvedans une condition plus favorable pour la condensationdes gaz nitreux. C’est à cet acide sulfurique que l’acidesulfureux enlève les gaz nitreux en le rencontrant dansl’appareil B de tout à l’heure.