TEINTURE.
TEINTURE.
qualité de ceiui-ei 3 et jusqu’à 4 pour 100; ainsi unemise de 100 kiiogr. ne pèse plus après cette opérationque 98 à 96 kiiogr. La teinture rouge (procédé n # 464)amène le coton à 106 kiiogr., économie qui fait uneaugmentation produite par une bonne teinture de 8 à10 kiiogr. par 100 kiiogr.
Une teinture de seconde qualité peut produire jusqu'à20 p. 100, et une tout à fait déloyale jusqu'à 30 p. 100pour le bon marché. Ainsi 100 kiiogr. coton teint nesont que 76 kiiogr. 2/13 e écru.
Dans quelques ateliers on chaîne le coton pour l’é-tendage, comme on le voit 6g. 2432.
§ 2. Bain bis. 15 kiiogr. fiente de mouton humide,de lessive à 2°. Avances de bains blancs, ean de sel desoude (carbonate cristallisé, sous-carbonate) le tout à1 degré B. 7 k ,5 huile, pour les trois parties. Sécher ,6nir à l’étuve.
3° Second bain bis de même, sécher à l’air et 6nir àl’étuve.
§3. Bains blancs. 4°. Eau de soude (carbonate cris-tallisé de Marseille ) à 9/10* degré. 6 kiiogr. huile tour-nante, total 15 seaux (de 10 litres chaque) de bain,pour avances de quatre terrines et cent quarante-deuxpasses à 35 ou 40° centigrades. Barqué 12 heures,étendu, 3/4 séché à l’air, 1/4 à l’étuve. 5% 6°, 7", 8°,quatre bains blancs, idem. Il faut une semaine pour cescinq opérations après toutes lesquelles, on barque, sè-che partie à l’air et partie à l’étuve. Il vaut mieux pas-ser le coton chaud de l’étuve, et si on ne peut immédia-tement à la sortie faire cette manœuvre, alors on tientle coton dans uu endroit chaud près ou sur la sécherie;dans les ateliers commodes il y a une place consacréepour cela. Pour les cinq bains blancs, pour les 141 k ,5coton, on emploie ainsi 30 kilogrammes huile. Ily a des teinturiers qui emploient jusqu’à 65 p. 100d’huile. (Voyez le Traité de M. Persoz, tom. III,page 191.)
§ 9. Dégraissage. On met dans un cuvier unique-ment destiné à cette opération une quantité suffi-sante d’eau pure et fraîche, on y verse cinq à sixseaux d’eau bouillante, en tout cinquante à soixanteseaux, on pallie et on y met tremper le coton pen-dant 6ix heures, on le lève, laisse égoutter, puis on lelave à l’eau courante.
Ce bain do dégraissage sert ensuite pour composerles bains bis, le débouilli, l’avivage. On lave à quatreou six hommes selon les meilleures manœuvres connuesdans les ateliers, en laissant poser ou barquer deuxfois et lavant jusqu’à ce que le coton ne salisse et neblanchisse plus l’eau. On tord, étend, sèche à l’air etfinit à l’étuve. *
§ 10. Premier engallage avec 13 k ,5 galle d’Istrie et5 kiiogr. sumac Moluga, manœuvre ordinaire à la ter-rine à chaud, passer, rabattre, étendre à mesure; onne doit faire l’engallage que par un temps sec, afin desécher vivement, parce que, par un temps humide, lecoton ne séchant pas de suite, il se fait une réactionde l’huile sur la galle humide, et le fond se tache, sebringe, se brunit par place inégalement, et cela a desinconvénients plus graves par la suite; à demi-dessic-cation on doit donner un demi-tour à la perche ; on meta l'étuve pour pouvoir mordanter le coton chaud. Cha-que opération décrite emploie un jour de vingt-quatreheures; et dans l’hiver, il est difficile même de la fairesubir en un jour à une partie de 200 kil., et de faireplus de trois à quatre opérations par semaine.
§ IL Premier alunage. Mordant 28 kil. alun, deuxseaux eau de soude à 1 ° 1 /2 et dix seaux eau, plus deuxseaux pour deux passeurs ; ou quatre pour quatre pas-seurs. Il n’est pas nécessaire d’étendre de suite, commepour l’engallage, on laisse barquer une nuit et on étendle lendemain avec tous les soins connus des praticienspour égalir, à la terrine, au rabat , au barquage et aux
perches; sur les perchas ou barres ordinaires de 4 mèt.on étend 2 kil. de coton ou 4 tors ; dans les temps hu-mides il vaut mieux n’en mettre que 1 k ,5 ou 3 torsou mateaux. Il est un soin général de propreté surlequel on ne peut trop insister, non seulement pourla netteté des ustensiles, terrines, chevilles, bar-ques, civières, bancs, perches, rampes, etc., maismême pour les mains, les tabliers et le vêtement desouvriers ; on prévient aiusi bien des taches, des brin-geures, des accidents qui déprécient plus ou moins laplus belle teinture, soins qui n'importent pas moins quele choix de bonnes drogues et l’exécution de bonnesmanœuvres en général aux passeries, àl’étendage, auxlavoirs, aux chevilles, aux lissoirs, etc.
§12. Lavage du mordant. Tremper douze heures,laver sur cinq ou six, sécher.
§13.§ U.§ 15.§1<i.§17.
Bains jaunes, 1* p jaune, 15 seaux eau 6 k huile.
— 2 de soude à 8/10* 5
— 3 — 5
— 4 — 5
— 5 — 4
Total. 25 kil.
Deux kil. de coton numéros superfins delà partien* 466, ont reçu de plus trois passes au bain jaune. Onsèche de même après chaque bain. Ce bain est ditjaune, parce qu’étant donné à du coton déjà engalléet aluné, il le jaunit de plus en plus à chaque bain, desorte que la teinte de ce jaune fixe même très bien unteinturier expérimenté pour reconnaître quand les ap-prêts sont suffisants, ce sont des observations de prati-que auxquelles rien ne peut suppléer ; on dit aussi parcette raison, la marche en jaune pour la distinguer dela marche en gris (termes d’atelier), qui s’applique à unautre système d’opérations, consistant surtout à donnerde suite les dix ou douze bains huileux, qui ainsi avecl’engallage et le mordant donnent au coton prêt a tein-dre une teinte grise caractéristique.
§ 18. Deuxième dégraissage. Autrefois on faisait cedégraissage jaune immédiatement à l’eau courante enimbibant et trempant d’abord le coton, puis sept à huitheures après en le lavant cinq ou six fois, et on perdaitle bain de ce dégraissage qui, à la vérité, est un peucoloré.
Depuis on a opéré comme pour le dégraissage blanc,mais ce bain un peu sali n’est pas si sûr pour un beaubiauc lorsqu’on s’en sert pour débouillir; on le réserveplutôt pour l’avivage de brunitures pour lesquelles iln’y a aucun inconvénient.
Manœuvre^ trempé, lavé six fois, tiré et gâché; séché.
§ 19. Deuxième engallage. 10 kil. galle en sorte endeux fois.
§20. Deuxième alunage. 34 kil. alun, trois seaux d’eaude soude à 1° 1/2; lavé 6.
§ 21. Dégorgeage à tiède; bain bis aux lissoirs, eaude soude 1 /10 e ; lavé 2.
§22. Teinture:
Partie n° 464, 12o k alizari, 5 k sumac, 5 seaux sang,2 k ,50 d’alizari par 1 k coton ;
Partie n w 465, 120 k alizari, 5 k sumac, 5 seaux sang,2 k ,o8 d’alizari par 1 k coton ;
Partie n° 466, 120 k alizari, 5 k sumac, 5 seaux sang2 k ,66 d’alizari par 1 k cqton.
Une seule chaudronnée à l’aise d’eatt ; pour chaquepartie, en chaudière de trois mètres de long ; quatre ga-ranceurs.... Manœuvre trois heures et demie, plus uneheure bouillon.
§ 23. Altérants. 1° Avivage à la chaudière autoclave.Chaque partie séparée.