TEINTURE.
TEINTURE.
N° 464, eau de débouilli à 2/5°, 9 k sel de soude, bain àTaise bouilli trois heures ;
N° 465, eau de débouilli à 4 /5° 8 k ,5 sel de soude, bainà Taise bouilli trois heures ;
N" 466, eau de débouilli à 4/5", 8 k ,5 sel de soude, bainà Taise bouilli trois heures.
§ 24. 2° Rosage en deux opérations.
Kota. Autrefois pour chaîner, on mettait le cotonpar huit pentes 4 kil. comme (fig. 2430, F.)
Première à découvert
464, 4 k sel d’étain, 2 litres ac. nitr., 40® B. 4 heure.
465, 4 k — 2 — 32" —
466, 4 k ,2 — 2 — 40" —
Deuxième à couvert ; à la chaudière autoclave40 k savon, bouilli 2 heures.
7k K _ O
7\5 — 3 lavé.
Les teintures très belles ont été payées 42 fr. 50 c.le kil. en 4 824, elles revenaient moyennement à 4 4 fr.Bénéiice 4 fr. 50 c., soit pour la partie 214 fr. 50 e.
nota. On croit devoir noter ici que des échantillonsde ce rouge de première qualité ont été compris dausla collection de 450 éch. grand teint et bon teint, en-voyée à l'Exposition de 4823. (Une médaille d'or futdécernée par le jury central.)
ROUGE, grand teint (2 e qualité). Procédé moderne.
400 kil. coton filé.
§ 4. Débouilli, lessive et dégraissage ordinaires dansune chaudière autoclave, bouilli huit heures. Laver,tordre, et sans sécher donner le bain bis.
§ 2. Bain bis. Un seau fiente de mouton, avances,sickiou à 3", fournir le bain sans autre huile et seule-ment avec de l’eau de soude à 4° en quantité convena-ble pour la manœuvre usuelle aux terrines, passer, bar-quer une nuit et sécher.
§ 3, 4, 5. Trois bains blancs à 4 kil. huile, passer,barquer, tourner, étendre, cabrioler (se dit d’un demi-tour à la perche qui remet en haut ce qui est en bas etempêche le bain de couler), sécher, étuver et tenirchaud avant chaque passe, ces soins sont nécessairesdans tous les procédés et à chaque bain des apprêtsgras. (M. Gastard donne intermédiairement trois bainsd’acide nitrique à 1° pour le rouge écarlate.)
§ 6. Premier dégraissage. Eau froide, trempage dequatre à six heures, lever, tordre à la main, laver àl’eau courante, deux tours seulement sans gâcher, tor-dre sec et sans sécher, continuer le premier bain blancsuivant.
§7. Quatrième bain blanc. Sécher, 8°, 9°, 40", 44°,42, id. 9 et 40 sels, 44 et 42, bains blancs; mais cetordre et ce nombre des sels et des bains blancs varieun peu, selon l’effet des apprêts, selon la qualité ducoton, de l’huile, et selon les saisons. La pratique seulerègle bien pour s’assurer de bons apprêts; en totalitéon donne par ce procédé un bis, sept bains blancs exi-geant 25 à 28 kil. d’huile, et deux sels. On compteainsi la réduction : huit bains à 7/2 kil. ou sept bainsà 8/2 kil. huile.
§ 43. Deuxième dégraissage. Tremper le coton chaînédans de Teau demi-tiède en été et 25 à 30° cent, enhiver: on lève, égoutte et lave.
nota. On garde avec soin je bain restant qu’on em-ploie tout entier, ce qu’on ne faisait pas autrefois, pourles premiers bains bis et blancs, en les renouvelantproportionnellement d’alcali et d’huile, ce qui fait biende même et produit une économie notable pour uneseconde mise qui peut aller de 6 à 7 k ,5 d’huile , desorte que tout compté et déduit on n’emploie par ce
procédé que 24 à 22 kil. d’huile par mise de 4 00 kil. decoton pour tous les apprêts. On lave du dégraissagesur quatre à six tours, et on sèche; l’étuve doit êtretenue de 48 à 50" Réaumur pour bien finir de sécher;et on doit même y tenir ainsi quelque temps le cotonsec pou* sa combinaison intime avec l’huile; des co-tons séchés à l’air si secs qu’ils soient ne seraientjamais aussi bien apprêtés que séchés àTétuve; il n’ya pas d’économie à tenter de ce côté pour éviter lesfrais de l’étuve, son action est indispensable, mêmedans la saison la plus sèche et la plus chaude ; cette ac-tion de l’étuve et le bon choix de l'huile sont des con-ditions fondamentales et essentielles pour avoir de bonsapprêts ; ceci est acquis de longue expérience.
§ 44. Engallaye. o kil. galle en sorte et 7 k ,5 sumac.Manœuvre double , tordre serré au crochet pour pouvoirsans sécher passer à l'alunage.
nota. Chaque manœuvre économisée ainsi diminueles frais de 2 fr. par mise.
§ 45. Alunage. Premier 42 kil. d’alun, deuxième43 kil. rabat avec 4 seau d’eau de soude à 2 degrésà chaque. Pour abréger une manœuvre, quelques tein-turiers hasardent même de dissoudre l’alun dans la dé-coction de galle tirée à clair ; mais on s’expose à brin-ger, car il y a une décomposition partielle du mordantdans le bain astringent et dè9 lors l’application en estincomplète, et de tels moyens d’économie sont très malcalculés.
§ 4 6. On ne fait point sécher non plus aprèsj’alunage;on laisse seulement barquer la nuit; le lendemain ondonne un premier tour de lavage à Teau courante,équivalant au trempage; on laisse barquer 6 à 8 heu-res et le soir on lave fortement et définitivement 4 ou 6tours pour pouvoir teindre mouillé immédiatement lelendemain.
Voici les abréviations des manœuvres et les modifi-cations du procédé primitif, introduites par plusieurscontre-maîtres; on peut voir qu’elles tendent plutôt àaltérer, détruire ou frauder un bon système d’opérationsfixé par les anciens teinturiers. Cependant une modifi-cation importante a été introduite dans l’opération durosage qui, au lieu de se faire eu deux et même troisfois, se fait en une seule, mais toujours après un avi-vage préalable ; néanmoins, il faut le reconnaître, cesnouvelles teintures n’ont pas toutes les qualités des an-ciennes qui déjà n’égalaient point celles des Indiens,sans contredit nos maîtres dans cette industrie.
§ 47. Teinture. Pour 50 kil. de coton à la fois et parcbaudronnée : 4° 425 à 450 seaux d’eau; le coton sur80 lissoirs à 5 pentes à chaque. 2" 25 litres de sang'debœuf ou de mouton nouveau. 3° PâUier, 4 kil. de galleou 2 k ,5 de sumac en poudre. 4° 62 k ,5, dont 4/3 garanced’Alsace S F et 2/3 alizari de Provence ; le bain à -16à 48° C. On abat le coton ; manœuvre à deux hommes(on paye cette manœuvre double; ainsi il n’y a pasd’économie à ne pas la faire à quatre); ces ouvriersfatiguent trop ou la manœuvre est moius bien faite ; onrègle le feu pour monter lentement et progressivementen 3 heures ou au moins en 2 heures 4 /2 jusqu’à 90, 95degrés centigrades. La manœuvre aux lissoirs pendantce temps doit être incessante, surtout avec deux hom-mes seulement; alors on abat en cordes, on met aufond , et on fait bouillir de 3 à 5 quarts d’heure, jus-qu’à ce que le bain soit bien tiré, ce qui se manifeste! par une écume blanche, vive et qui ne tient pas; quandI les apprêts et le mordant sont bons, alors l’opération1 va bien et le bain de garance s’épuise utilement, sinon. parfaitement dans l’état actuel de l'art. Les garanceurs| remarquent aussi comme indice certain d’une bonne! teinture la lourdeur du coton. Par des apprêts secs,maigres, légers, par un alunage trop fort ou mal dé-gorgé, le coton flotte, prend mal, et ne pèse pas tanten effet sur les lissoirs. On ferme les ventouses, ou