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TELEGRAPHIE.

TELEGRAPHIE.

s'usant, il se forme une traînée de particules métalli-ques sur le bois, dont la surface devient dès lors con-ductrice : de plus, le frottement doit être assez fortpour assurer le passage du courant; il y a alors résis-tance sensible, et surtout inégale : de ces deux causesdécoulent des irrégularités inévitables.

Le ressort contre lequel vient frapper le pendule estune disposition qui est des plus faciles à faire et meil-leure que celles qui précèdent. Elle est applicable par-tout et à très peu de frais; elle peut et doit troubler lesoscillations, mais seulement au point de vue astrono-mique, car pour l’usage civil, cela répond parfaîte-meut à ce quo l’on peut désirer.

La meilleure disposition que nous ayons trouvée, etqui répond parfaitement au point de vue astronomi-que, est la suivante :

Sur l’axe de la roue d’échappement est une roue àrochet d'un diamètre égal aux deux tiers de la pre-mière ; elle porte le nombre de dents eu rapport avecl’effet à produire, que Tou veuille faire marquer les se-condes ou les minutes. Sur cette roue repose un res-sort léger, qui est levé quand une dent passe, et abaisséquand elle a passé; il est maintenu de manière à nejamais toucher au foud d’une dent ; à une certainedistance prè9 du centre de mouvement, il porto unepointe arrondie en platine, qui repose sur uqo autrepointe de même métal. Quand le ressort se trouve entredeux dents, il y a séparation ; le contraire a lieu, quandil est enlevé par une dent. Ces deux pointes de platiuesont en relation chacune avec un des pôles d’une pile;on voit donc que le courant se trouve établi et inter-rompu régulièrement par l’abaissement et l’élévationdu ressort, et par conséquent peut faire marcher unehorloge en faisant avancer l’aiguillo d’une fractionquelconque de temps.

Des horloges électro-magnétiques. Le premier systèmeque nous avons indiqué est simple, mécaniquementparlant, et peut être employé pour de petites distan-ces , parce que là on développe aisément une forcemagnétique suffisante, mais il n’est plus applicablepour do grandes longueurs de conducteurs ; il fautalors uue forte pile, et comme on arrive à obtenir àpeu près la force magnétique à son maximum, la moin-dre cause de variation dans l’inteusité électrique em-pêche le levier d’avoir la force.suffisante pour opérerun effet mécanique. On peut bieu obvier à cet incon-vénient au moyen d’un rclai et d’une seconde pile; àcôté de l’horloge même, le relai est mis en mouvementpar l’horloge type ; il met en action la pile addition-nelle qui, étant à côté de l’électro-aimant de l’horlogeélectro-magnétique, peut donner une grande puissanced’action à l’aimant ; mais comme ceci, tout en dounautplus de sûreté à l’action, demande un petit appareilde plus, le relax et la pile additionnelle ou locale amènentnéanmoins d’autres canses d’erreur par la complica-tion due à cette disposition, qui multiplie les or-ganes.

Le second système se compose d’un mouvement dependule complet, jusqu’à la roue d’échappement ; celle-ci est retenue par deux petites palettes d’acier, placées àl’extrémité d’un levier mû par un électro-aimant. L’é-lectricité n’a dans ce cas qu’à laisser échapper uneforce, et pour cela n’a d’autre résistance à vaincre quela pression des dents de la roue d’échappement sur lespalettes d’acier ; et comme nous pouvons donner aisé-ment à l’électro-aimant une force suffisante pour sur-monter cette résistance, avec une pile assez faible, ils’ensuit qu’en donnant un excès dé force à l’électro-aimant, «ous sommes certains d’assurer les fonctionsen tout temps, et à de grandes distances. >

Cette dernière disposition est celle que nous regar- jdons comme la meilleure, et que nous proposons en ;conséquence d’adopter» \

Maintenant, comme malgré tous les soins apportés àune machine, ce n’est toujours qu’une constructionsortant de la main des hommes, et par suite faillible;nous conseillons de faire mouvoir les aiguilles aumoins'chaque seconde plutôt que chaque minute; carsi un contact vient à manquer, cela ne représente quela 3600 me partie d’une heure, au lieu que dans le casoù les contacts se feraient chaque minute, un seulfaisant défaut indiquerait uno erreur de 1 minuteen plus ou en moins ; il y a donc un avantage réel àfaire mouvoir les aiguilles par les plus petites fractionsde temps possibles.

Puisque l’on correspond directement de Paris à Mar-seille , c'est-à-dire à plus de 200 lieues de distance,par la même raisou on peut de Paris faire marcherune horloge à cette distance, mais une ligne de 3 ki-lomètres est influencée par les orages, et à plus forteraison une plus lougue ; pour les télégraphes, cela estpeu important, parce que la dépêche qui n’arrive pasà 4 heure 5 minutes arrive à 4 heure 40, mais l’hor-loge de Marseille devrait toujours marquer l’heure deParis , ni plus ni moins, ce qui bien souvent n’au-roit pas lieu.

Aussi l’application des horloges électriques ne peutêtre faite que dans des limites très restreintes, parexemple pour une grande administration, pour touteune gare de chemin de fer. On peut encore les établirdans une ville, surtout si l’on peut sans trop de dé-penses placer les conducteurs sods terre.

de l’emploi de l’électricité comme forceMOTRICE.

Nous dirons ici quelques mots d’une question plusgénérale que celles qui précèdent, et qui les comprend,nous vouions parler de l’emploi de l’électricité commeforce motrice.

C’est en effet parce quo le courant électrique dé-termine des mouvements et surtout fuit naître la puis-sance d’attraction sur le fer doux transformé en ai-mants temporaires, que les systèmes précédents sontpossibles.

Toute disposition, facile à imaginer, qni fera naîtredes iuterruptions successives dans un courant, pourraproduire le mouvement rectiligne alternatif d’un mor-ceau de fer doux. La question de produire un mouve-ment quelconque, à l’aide do ce mouvement, n’est plusqu’une question simple de cinématique, et pourra servirà imiter la disposition d’une foule de machines connues,notamment celle de la machiue à vapeur. On s'estamusé à construire pourles cabinets de physique diver-ses petites machines, telles que batteries de pilons, etc*

Si de semblables machines sont très intéressantespar leur nouveauté et parce qu’elles paraissent ouvrirune voie nouvelle de production de travail mécaniquebien importante, puisque c’est dans cette voie que s’estrencontrée l'admirable découverte do la télégraphieélectrique, il faut prendre garde de ne pas en exagérerla valeur et ne pas s’imaginer comme l’ont fait à tortquelques inventeurs, qu’il est possible d’obteuir desrésultats économiques qui permettent d’établir unecomparaison entre les machines électro-magnétiques etla machiue à vapeur. Tous les résultats obtenus ontété contraites aux rêves des inventeurs; au reste, ona exposé dans I’intkoduction les véritables principesà cet égard et nous n’avons pas à y revenir ici.

Le problème inverse qui consisterait à produire del’électricité à l’aide de force motrice, et dont noustrouvons le type dans la machine électrique, dans la-quelle le dégagement de l’électricité est obtenu à l’aidei du frottement, (et nous croyons le seul système qui ait| encore oilert une solution du problème qui nous; occupe^ est un des plus grands progrès qu’on puisse\ espérer des progrès de la science. Produire de l’élee-