TERRASSEMENT.
TERRASSEMENT
auront été consacrés aux terrassements et 40.000 fr.aux travaux d’art. On comprend que cette évaluationn’est qu’approximative et qu’elle peut varier avec laconformation du soldes contrées 6ur lequel on doit po-ser la voie de fer.
NOMS DES CHEMINS.
COÛT
d. terrassement*
par kilomètre.
COUT TOTAL
d'un kilomètre.
. f.
t. c.
62.000
368.500 ».
Montpellier à Nîmes . .Lille à la frontière de
35.119
288.000 »
105.091
484.000 »
63.670
» »
33.184
» »
63.500
» )>
Chemins belges. . . .
57.000
244.723 »
32.545
182.407 »>
Munich à Augsbourg.Nord (de l’empereur
31.000
139.661 64
Ferdinand) .
18.000
121.075 20
12.000
116.495 45
16.200
97.150 83
Id. àPotsdam. . .
18.600
194.032 78
Id. à Anhalt. . . .
18.200
109.253 27
Saxon-Bavarois. . . .
36.000
144.455 15
On remarque une grande différence de coût des ter-rassements entre les chemins français et belges et leschemins allemands . On trouvera une des raisons decette différence dans le prix auquel est payée la journée
de terrassier.
En France elle se paye moyenne-ment de.2 r à 3 f
Elle a coûté :
Sur le chemin de Bade de.4 f ,î8 c à 4 f ,58°
— deNiirenberg à Fürth de. . 0 f ,72 à 1 f ,07
— de la Haute-Silésie . 0 f ,75
— Rhénan.. 4 f ,50
Pour faire connaître le cube des terres que l’on a dûremuer sur un certain nombre de chemius de fer, nousavons réuni dans un second tableau le cube total desterrassements de certaines lignes dont nous donnons ledéveloppement en kilomètres, et nous en avons tiré lecube par kilomètre et par mètre courant de chemin.
Sur les chemins de fer de Dijon àChâlons et d’Orléans à Vierzon , le prix des terrassements a été de \ fr. 48 c.par mètre cube ; sur celui d’Orléans à Tours , \ franc
23 c.; sur celui de Lille et de Valenciennes à la fron-tière de Belgique , î fr. 44 cent.
Les résultats que nous venons de donner suffisentpour faire comprendre tout l’intérêt qui s’attache auxmanœuvres ayant pour but de mener rapidement et aumeilleur marché possible les travaux de terrassements.
Les opérations que nécessite le maniement des terressont au nombre de trois : h ° le piochage ; 2° le charge-ment; 3° le transport.
Généralement dans les devis on ne sépare pas le pio-chage du chargement ou du jet à la pelle soit horizon-tal, soit vertical, dans une brouette ou dans un tombe-reau. Dans les terres ordinaires, sable, gravier outerre meuble, on ne se sert pour le piochage que d’unseul instrument, la pioche. Lorsqu’on a à faire une ex-cavation assez profonde, on emploie une méthode trèsexpéditive, qu’on nomme abattage . Voici en quoi elleconsiste : lorsque la tranchée a déjà une certaine pro-fondeur, les ouvriers attaquent la terre par le pied dela masse à enlever. Ils là creusent en dessous, de ma-nière à ce qu’elle ne se soutienne plus que par les deuxpoints extrêmes et par la cohésion. On plaute à nnocertaine distance du bord deux ou trois forts pieux,armés d’une pointe en fer et frettés par le haut qu’onenfonce à coups de masse. Bientôt toute la partie souslaquelle on a excavé tombe dans la fouille et l’on n’aplus, pour ainsi dire, qu’à opérer le jet à la pelle, à causede l’ameublissement de la terre ainsi entraînée. Onpeut renverser de cette manière des masses de 20 à 30mètres cubes à la fois.
Un atelier, organisé pour le travail de fouille etcharge , doit se composer d’un certain nombre de pio-cheurs et de pelleteurs. Le rapport qui existe entre lenombre de piocheurs et de pelleteurs varie suivant lanature du terrain s dans le génie militaire on désigneune terre par le nombre de piocheurs nécessaires pourfournir à un pelleteur : ainsi une terre à un homme dé-signe un piocheur pour un pelleteur ; une terre à deux,à trois hommes indique qu’il faut deux, trois piocheurspour un pelleteur.
Dans les terres difficiles entremêlées de lits de pierreou de roche, on se sert de la pince et même quelquefoisde la poudre.
Un piocheur peut, dans une terre ordinaire et en tra-vaillant dix heures par jour, faire de 8 à \ 2 mètres eu -bes ; s’il travaille dans une terre déjà fouillée (c’est cequi arrive lorsqu’on fait rejeter dans la fouille la terredéblayée primitivement) il peut piocher de 20 à 2bmètres cubes.
Un pelleteur peut dans le même temps jeter 20 mé-trés cubes, soit à 3 mètres horizontalement, soit à 2 mè-tres verticalement sur banquette, soit enfin dans unebrouette ou un tombereau.
Lorsque le piocheur doit faire usage de la pince, ilne produit plus que 2 à 3 mètres cubes de déblai parjour.
On a cherché à simplifier, à opérer mécaniquementla fouille et la charge des terres ordinaires : nous au-rons occasion d’y revenir à la fin de cet article.
Les transports de terres se font soit à la brouette,soit par tombereau, soit au moyen de chemins de fer etde wagons traînés par des chevaux ou par des locomo-tives.
On a vu à l’article chemin de fee que dans lesterrassements, pout une distance :
de 50 à 100 mèt. on emploie les brouettes;
de 100 à 500 met. on emploie les tombereaux ;
de 500 à 2.000 mèt. on emploie les chemins defer et les chevaux ;
de 2.000 mèt. et plus on emploie les chemins de feret les locomotives.
Nous allons passer en revue ces divers modes detransport.
NOMS DES CHEMINS.
Lon-
gueur
en kilo-mètres
Cube total
des
terrassements
Cube
par kilo-mètre.
Cube
par
mètre
courant
Lille à la frontièrede Belgique . . .
15
1 . 10 "t '600
73.400
m. c.
73,40
91
4.895.338
53.795
53,79
235
10282324
43.754
43,75
81
3.438.571
42.451
42,45
68
2.563.754
37.702
37,70
148
5.200.000
35.135
35,13
Amiens à Lille et àValenciennes. .
162
4.822.000
29.765
29,76
115
3.120.000
27.130
27,13