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TISSAGE.

TISSAGE.

au tissage mécanique ; il a donc fallu imaginer un our-dissage mécanique.

La machine 6e compose (fig. 2445) d’une espèce decasier incliné, sur lequel on peutréunir plus ou moins de fils. Danscelle que nous représentons, il y adans le sens de la largeur 4 0 rangées de bobines pleines et 36 dansle sens de la longueur, ce qui fait360 bobines ou fils pour tout lebanc; le plan ne représente que troisrangées, parce qu’on a supprimé lesrépétitions inutiles.

L'axe de ces bobines vient se lo-ger dans une petite encoche le longdes traverses parallèles a a, de ma-nière à les maintenir fixes pendant ledévidage et à pouvoir facilement lesenlever après, ou au besoin pendantl’opération. Chacun des fils d, aprèsavoir été introduit entre les dentsd’un peigne e, passe successivementsur le rouleau A, sous le rouleauB et sur le rouleau C. Ceux - ciplacés dans un même plan horizon-tal sur le bâti « s de l’Ourdissoir,tournent sur leur axe par la sim-ple tension des fils de la chaîne, qui passent en-suite dans un second peigne g, après avoir été tenduspar les règles r, et vont s’enrouler sur le cylindre D;que le tambour E entraîne dans son mouvement derotation par l'effet de la pression directe qu’il exercesur lui. Cette pression s’opère au moyen d’un poids bsuspendu à l’extrémité dlun levier m, mobile sur unsupport t , et dont l’autre bout est réuni à Taxe dutambour E. Ce poids peut varier de 4 à 45 kil. suivantla finesse des fils; il faudra nécessairement l’augmen-ter avec leur grosseur. Le mouvement est donné au tam-bour par une poulie motrice, qui fait environ 95 toursà la minute.

Les ourdissoirs mécaniques ne sont pas toujours dis-posés comme nous venons de l'indiquer; au lieu d’êtreétablies sur un bâti incliné en amphithéâtre, les bobinessont quelquefois placées horizontalement sur des mon-tants tout à fait verticaux. On préfère même cette der-nière disposition, comme présentant plus de facilitépour remarquer les fils cassés ; lorsqu'un semblableaccident arrive on dégrène aussitôt la machine pourl’arrêter et renouer les fils.

Encollage et parage. Les fils des chaînes, étant soumis& des mouvements assez rapides et à des chocs brusquespendant le tissage, ont besoin de pouvoir glisser fa-cilement dans les dents du peigne et dans les bouclesdes lisses, et de présenter une résistance suffisante.Pour faciliter le glissement et augmenter la solidité desfils, on les enduit de colle ou parement.

Toutes les matières textiles, excepté la soie, sontencollées avant d’être tissées. L’opération se fait à lamain ou mécaniquement, suivant que l’ourdissage estexécuté manuellement ou à la mécanique. Dans lepremier cas, comme cela a lieu pour les fils de laine,on se borne à étendre la colle sué la chaîne avec desbrosses ; dans le second cas, celles-ci, trempées dansde la colle, sont mues par le moteur de la manière quenous indiquerons bientôt. La nature du parement em-ployée varie avec celle des fils. La colle animale estexclusivement réservée aux laines, et la colle végétaleaux fils de coton, de lin et de chanvre.

La colle auimale paraît mieux convenir aux fils delaine, parce qu’elle pénètre davantage et conserve uncertain degré d’humidité favorable au tissage. La colle ivégétale sur les fils de laine s’écaille en séchant, Jleur donne une certaine roideur en faisant, comme {

dit, criquer la laine. Pour éviter ces incouvénients,nous avons quelquefois engagé à faire l’encollage enécheveaux. Nous avons vu avec intérêt que MM. vay

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son reprenaient ce moyen et se livraient à des expé-riences sur le parage des fils de laine, car c’est une desparties du tissage qui laissent le plus à désirer. La collese fait généralement en cuisant des rognures de peau,que l’on applique sur la chaîne aussi également quepossible.

L’encollage mécanique des fils végétaux est bienplus en progrès, et présente une facilité, une régularitéet une économie telles, qu’on l’exécute même pourcertaines étoffes de coton qui sont encore tissées à lamain.

Avant do décrire les machines employées, nous al-lons donner quelques recettes de colles que nous avonspu obtenir de nos premiers établissements de tissage.

Première recette :

Fécule. 7 k ,500

Amidon grillé.125 k

Sulfate de cuivre. 500

Le sel de cuivre étant efflorescent, aide à la dessic-cation et préserve la colle de la fermentation, dela décomposition et des atteintes des rats et des souris.La cuisson de cette colle est faite ordinairement à la vapeur.

Deuxième recette :

Fécule.11 ‘,500

Fécule grillée. 0 k ,500

Eau. 140 k

Sulfate de zinc. 500

On fait bouillir k feu nu pendant trois quarts d’heure.Troieième recette :

Fécule.10 k .500

Fécule grillée; .... 450

Sulfate de cuivre. . . . 200

Sulfate de zinc. 200

Eau..105 k

Cuite à feu nu pendant trois quarts d’heure.Quatrième recette :

Eau. 130 k

Fécule. 13 k

'Fécule grillée. 1 k ,250

Sulfate de zinc. 730

Cuite à la vapeur pendant vingt minutes. On profère