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TISSAGE.

TISSAGE.

ordinairement le sulfate de zinc, parce qu’il est incoloreet moins cher.

Si, pour un tissu, on se contentait d’enrouler les filsde la chaîne sur deux rouleaux parallèles, comme nousl’avons indiqué précédemment, sans leur faire subir au-cune préparation, il arriverait infailliblement que, parsuite du travail qu’ils ont à supporter pendant l’opé-ration du tissage, ils se détordraient presque tous àl’endroit des lisses qui les soulèvent, et se casseraient.Afin d’éviter cet inconvénient, et de leur conservertoute la force que leur a communiquée la torsion, on asoin de les enduire de colle qui, en séchant rapidement,les maintient dans la position où le métier à filer les aabandonnés.

• La machine à parer et. encoller les chaînes a doncpour but, de disposer les fils bien parallèlementavant de les enrouler sur le cylindre de derrière du

elles se trouvent a lieu le plus fréquemment et le plusconvenablement par un tuyau de vapeur disposé trans-versalement sous le ventilateur de chacune d’elles.De cette façon le ventilateur ar.pir** ..ueciemenc w «utchaud pour le diriger sur les fil**. La température né-cessaire à un atelier varie nécessairement avec l'étathygrométrique de l’air et avec la finesse des fils. Parun temps Bec, 20 à 22° centigrades suffiront, tandisqu’il faudra jusqu’à 30 et 34° si l’atmosphère est char-gée d’humidité. On comprend aussi que les fils finssécheront toujours un peu plus facilement que les gros,ou dans le môme temps avec 2 ou 3 degrés de chaleurde moins.

Préparations des fils pour trame. Des dé vidages etdes mouillages constituent les préparations des fils detrame avant de les soumettre au tissage. Les premiersont pour but de les disposer sous la forme la plus con-

c

métier à tisser, et de les enduire de colle en quantitésuffisante pour qu’ils résistent au travail du tissage. Acet effet, elle se compose (fig. 2446) dun bâti horizontalaux extrémités duquel sont des cannelures, en nombresuffisant pour recevoir les rouleaux A, A, A, en sortantde l’ourdissoir, chargés chacun d’un nombre de fils dé-terminé d’avance.

C et C sont deux peignes ou plaques en acier per-cées d’un grand nombre de fentes verticales très rappro-chées. Les fils sont passés avec ordre dans ces peignes,chacun dans une dent, et vont de là se réunir aussi ré-gulièrement que possible sar le cylindre B, placé à lapartie supérieure d’un bâti vertical, après avoir, passépréalablement entre les deux cylindres E E et sous le cy-lindre D. Au bout de quelques tours du cylindre B, ladisposition des fils sur ce cylindre est aussi régulière quelorsqu’ils sortent des peignes.

Les cylindres E E sont destinés à coller les fils de lamanière suivante :

Le cylindre inférieur est entouré de flanelle et plongedans une auge pleine de colle liquide de farine; le cy-lindre supérieur est comme le premier entouré de flanelle,et sert uniquement à répartir la colle sur les fils aussiuniformément que possible.

FF sont des brosses douées d’un mouvement recti-ligne alternatif et agissant en dessus et en dessous desfils, de manière à les bien imprégner de colle, et à neleur en laisser que la quantité nécessaire.

En O est un ventilateur à force centrifuge, qui lancede l’air chaud sur les chaînes, afin qu’elles soient com-plètement sèches quand elles arrivent sur le cylindre B.

On imprime moyennement une vitesse de 130 à 140tours à la minute à la poulie motrice. La vitesse du ven-tilateur est ordinairement de 400 révolutions dans lemême temps.

Le chauffage des machines à parer et des ateliers où

venable pour les loger dans la navette et pour faciliterleur développement de la manière la plus régulière,sans occasionner de perte de temps ni de déchet. Lemouillage n’a lieu que dans certains cas, toutes lesfois que les fils ont besoin d’une grande flexibilité et quela quantité a loger dans l’unité de surface devient con-sidérable, en un mot toutes les fois qu’il faut produireun tissu très serré et que la matière peut être exposéeà l’eau pure ou à une eau savonneuse sans inconvé-nient, car ce n’est jamais qu’avec ces liquides qu’onla mouille.

On a cherché à supprimer complètement l’opérationintermédiaire du dévidage pour trame, en faisant pro-duire aux métiers à filer des canettes assez parfaites etconvenablement disposées pour pouvoir être placées di-rectement dans la navette. Mais ce n’est encore que dansle filage du coton et en partie dans celui de la laine pei-gnée qu’on est parvenu à obtenir ce résultat favorable.Les broches des métiere à filer sont garnies, comme onsait, de petits cylindres en carton autour desquels s’en-roulent les fils sous forme de petits cônes qu‘on nommecanettes.

On n’a jusqu’à présent pu atteindre cette conditionavantageuse pour les autres matières, soit parce que lesmétiers à filer ne permettent pas d’y arriver, soit parceque la forme des navettes qui doivent recevoir les ca-nettes exige des dispositions particulières. Quoi qu’il ensoit, dans l'état actuel des choses, on est obligé d’avoirrecours à des machines à faire les canettes, pour lesfils de lin, de laine cardée, une partie de ceux en lainepeignée et pour la soie.

Les machines en usage sont assez variées. Pour lelin et la laine elles sont si simples et ont tant d’analo -gie avec la plupart des machines à dévider précédem-ment décrites, que nous avons cru pouvoir nous dispenser d’en donner un dessin spécial. Pour le lin, une seule