TISSAÆfcL
TISSAGE.
Tab\t de proportions (1 ), observées entre les numéros et le nombre des fils de chaîne et de trame , dans la composition
des tissus de coton suivants.
.
N-d’or-I dre.
LAIM
da
peigne.
3EÜR
de latoile.
Poric-e*.
N DM
de
chaîne.
ÉROS
de
trame.
NOUBRF
en 4/4 d
Chaîne.
DE FILS
epouce.
Trame.
TISSE
à trame
mouillée
ou sèche.
NOM
des
étoffes.
DESTINATION ET EMPLOI.
millim.
960
centim.
3/4,90
36
6
6
11
10
mouillée.
Cretonne
Blanc et mi-blanc pour do-
2
965
»
P
38
10
10
11 1/2
11
p
double.
Cretonne.
mestiques.
h.
3
936
»
»
40
28
32
12
12
sèche.
Mousseline
Blanc pour rideaux et dou-
4
965
„
n
43
12
12
13
13
mouillée.
grasse.
Cretonne.
blures.
Blanc et mi-blanc.
5
965
„
»
45
14
14
13 1/2
„
»
»
Id.
6
965
U
p
50
15
15
15
15
»
p
Id. pour linge de ménage.
7
965
»
p
55
45
13
16 1/2
U
' u
p
Ecru et mi-blanc pour la
8
970
0
»
56
22
26
17
18
»
Calicot.
troupe.
Blanc et teinture.
9
965
»
P
57
16
16
17 1/2
17
»
Cotonnade
Id. pour draps de lit.
10
965
»
»
62
18
16
18 1/2
»
»
p
Id. Id.
11
940
»
p
60
26
36
18
»
sèche.
Calicot.
Impression et teinture.
12
940
»
»
63
28
»
19
P
»
p
Impression.
13
970
)>
»
65
P
32
19 1/2
20
mouillée.
p
Id.
U
970
»
»
1)
»
38
U
22
»
p
Id.
15
965
U
»
66
20
20
20
20
»
Cotonnade
Blanc pour chemises.
16
970
»
»
70
26
36
21
22
U
Calicot.
Blanc et impression.
17
970
»
P
72
28
38
21 3/4
23
»
p
Impression.
18
970
U
U
P
y>
»
»
26
U
p
Blanc et teinture en rouge.
19'
970
U
U
75
30
40
22 3/4
24
»
p
Impression.
20
973
»
»
»
»
38
»
26
U
p
Rouge.
21
973
P
M
78
34
42
23 1/2
»
p
p
Impression.
22
975
P
U
80
»
46
24
»
U
Percale.
Id.
23
954
M
W
»
60
80
»
24
sèche.
Mousseline
Blanc, apprêt batiste.
24
954
»
„
»
80
100
»
»
»
p
Id. et impression.
25
975
»
»
»
34
42
»
28
mouillée.
Percale.
Blanc.
26
975
P
,,
82
»
44
25
23
n
p
Impression.
27
978
1}
«
85
38
44
25 3/4
26
p
p
Id.
28
978
>,
U
86
36
52
26
28 à 30
>»
p
Id. et blanc.
29
980
))
»
90
44
60
27
29 à 31
)>
M
h. id.
30
981
»
U
95
70
100
29
32
»
Jaconat.
Id. Id.
31
983
„
P
»
80
110
»
36 à 38
»
»
Id. Id.
32
985
»
P
U
85
116
»
34 à 36
p
Id. Id.
33
985
P
100
90
120
30 1/2
38 à 40
p
Id. Id.
dans le pays après l’expulsion des Sarrasins, des Gau-les, grâce aux encouragements des comteà de la Marche,qui firent venir alors d’habiles ouvriers flamands.
Nos fabriques de tapis paraissaient être arrivées à ungrand développement dans le dix-septième et le dix-hui-tième siècle. L’inspecteur que nous venons de mention-ner fait ainsi l’énumération de l’emploi des tapis d'Au-busson et de Felletin :
« Les ouvrages en tapisseries qu’on fabrique consistenten tentures de toutes espèces, fauteuils, cabriolets, chai-ses, canapés, ottomanes, bergères, lits, cartonnières,écrans, portières, caparaçons et housses pour les che-vaux, couvertures de mulets, bandouillères de gardes,galons de livrées, tapis ras, tapis veloutés. p
Cette consommation variée devait donner an chiffredes affaires une importance assez grande, et peut-êtren’était-il pas de beaucoup au-dessous de .8 millions defrancs, somme à laquelle on évalue la production ac-tuelle pour toute la France . Le peu d’importance de
(4) Ce tableau est extrait d’une publication intéressantesur le parage et tissage mécanique du coton faite par Bédel,ex-directeur du tissage, et M. E. Bourcart , directeur enchef de la tüature et du tissage mécanique d’Augsbourg,ancien elève de l’Ecole centrale des Arts et Manufactures .
cette industrie si belle, dont les produits sont recherchéspar les cours étrangères, tient sans doute à ce que 13masse des consommateurs considère encore comme ob-jets de luxe les tapis, dont l’emploi est néanmoins siutile et si hygiénique, et à ce qu’elle ne peut atteindredes conditions économiques susceptibles d’augmenterses débouchés.
Les conditions dans lesquelles se trouve cette indus-trie sont particulières, quand il s’agit de produire cesadmirables tentures qui réunissent les précieuses qua-lités de la peinture et de la broderie. La valeur dela matière première devient insensible par rapport acelle de la main-d’œuvre, et un très petit nombre deconsommateurs seulement peuvent prétendre à ces tra-vaux tout à fait artistiques. Dans la confection des tapisordinaires, au contraire, le prix de la matière premièrel’emporte de beaucoup sur celui de la main-d’œuvre.C’est donc de l’abaissement du prix des laines, de ladiminution des déchets dans la fabrication qu’on peutattendre le développement futur de cette branche spé-ciale. Nous allons voir par la description des moyensde fabrication qui sont encore ce qu’ils étaient du tempsdes Sarrasins, qu’ils laissent peu de choses à désirersous le rapport de la simplicité.