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TOUR.

TOUR.

glisse dans un chariot qui reçoit un mouvement deprogression d’une vis de rappel. Ce chariot reçoit de

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même d’une vis de rappel un mouvement de progres-sion rectangulairement an premier. Cette invention,qui parait bien simple, a immédiatement réalisé cetimmense résultat, de donner forcément des produitsd’une perfection absolue et indépendante de l’habiletéde l’ouvrier. •

Remarquons que pour obtenir des cylindres parfaits,il faut que la marche du chariot s’accomplisse suivantune ligne parfaitement parallèle à celle qui passe parles deux pointes du tour. A cet effet on a dressé par-faitement l’entre-deux des jumelles du bauc et le des-sous de ce banc; la semelle est assemblée avec untenon ajusté dans l’intérieur des jumelles.

Rien de plus facile maintenant que de rendre le tra-vail entièrement mécanique par quelque dispositionanalogue à celle représentée sur la figure et qui estcelle adoptée pour la première fois par M. Maudsley, lecélèbre constructeur anglais . Elle consiste, comme onvoit, à adopter une espèce d’étoile à la vis de rappel,que vient rencontrer à chaque tour un crochet adaptéà la pièce à tourner.

Il est clair que pour dresser un cylindre, il faut plu-sieurs fois ramener l’outil â son point de départ, serrerla vis qui fait marcher l’outil jusqu’à ce que celui-cisoit un peu engagé, puis laisser une passe se faire mé-caniquement ou tourner à la main la manivelle.

Pour tourner un côue, il suffit de faire marcherl’outil obliquement, en faisant tourner tout le support ;pour dresser une pièce plane de faire faire au support,tel qu’il est représenté sur la figure, un quart de ré-volution. '

Avec ce support, on convertira facilement en vistous les cylindres placés entre les points du tour. Ilsuffira de coordonner la marche de la vis de rappel dubanc avec le mouvement du cylindre. Si donc on sup-pose une roue d’engrenage montée sur ce cylindre, etsur le rappel du banc une roue semblable, d’un mêmenombre de dents, et que ces deux roues engrènent en-semble ; le mouvement du cylindre se communiquant àla vis, celle-ci n’aura fait qu’un tour sur elle-mêmelorsque le cylindre aura fait également sa révolutionentière, l’outil aura avancé de l’épaisseur du pas de lavis et la pointe de l’outil aura tracé une hélice ayantce même pas sur le cylindre. Si l’on engage successive-ment l’outil et qu’on donne plusieurs passes, en allantou en revenant, il travaillera toujours en approfondis-sant les vides de la vis à fileter.

Pour obtenir un pas moitié plus fin, il faudrait quela roue remplaçant la manivelle de la vis du supportfût d’un diamètre double de celui de la roue placée surle cylindre. L’inverse aurait lieu en plaçant inverse-ment les roues.

On voit comment le support à chariot a rendu fa-cile la construction de tours permettant de creuser- lesfilets des plus fortes vis de pas quelconques, en variantsimplement des engrenages.

tour a portrait. Le tour à portrait, inventé parHulot, se compose en principe de deux poupées de tourparallèles, pouvant s’éloigner ou se rapprocher à vo-lonté l’une de l’autre. L’arbre de chacune de ces poupéesporte une roue, dont la circonférence est taillée en den-tures inclinées dans lesquelles engrènent les filets d’unevis ou plutôt de deux manchons filetés portés par un axecommun, perpendiculaire aux deux arbres des poupées,de sorte que, lorsque cet axe tourne, son mouvementde rotation détermine le mouvement de rotation si-multané des deux arbres avec la même vitesse, lesdeux roues portant le même nombre de dents. Ajou-tons que ces divers mouvements sont presque toujoursd’une extrême lenteur, qu’ils prennent leur origine surune roue mue par une pédale, et qui commande unepoulie placée sur l’axe longitudinal portant les man-chons. Enfin le modèle est placé sur le nez de l’un desarbres, et la matière à travailler sur le nez de l’autre,de sorte que tous deux font exactement un tour en-tier dans le même temps.

Sur l’extrémité postérieure de l’un des arbres, celuiqni porte le modèle, est fixée une roue qui engrèneavec une autre roue dont l’axe parallèle an petit cotédu bâti se termine sur le devant, et à l’extrémité decelui-ci, par un manchon fileté engrenant avec uneroue horizontale, dont l’axe vertical est une vis por-tant un écrou dont une queue est logée dans une rai-nure verticale, pratiquée dans une pièce verticale àlaquelle on a donné le nom de colonne. 11 en résulteque le mouvement de rotation do la vis verticale, dé-terminée par les engrenages qui viennent d’être dé-crits, détermine le mouvement rectiligne vertical del’écrou qui porte une forte cheville horizontale, parti-cipant de son mouvement.

Le manchon qui donne le mouvement à la vis de lacolonne peut s’enlever, et être remplacé par des man-chons à deux, trois, quatre, etc., filets, selon qu’onveut faire marcher plus ou moins rapidement l’écrou,par rapport à la vitesse de rotation des arbres.

À l’extrémité opposée du bâti est articulée, par ungenou de Cardan , nue barre de fer rectangulaire quirègne sur toute la longueur de l’appareil, au-devantdu nez de chaque poupée, et se termine par deux cy-