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suivant la résistance du terrain. Le tout était recouvertd’une chape en mortier, afin que l’eau ne pénétrât pas.Comme pour construire la voûte on était obligé d’enle-

ver beaucoup plus de terre qu’il n’était nécej6aîre à Fonépaisseur, on comblait les espaces vides avec des maté-riaux de remplissage. Lorsqu'elle était achevée, il nerestait plus qu’à abattre le massif intérieur, qui étaitd’ailleurs déjà recoupé par des galeries transversales fai-sant communiquer une galerie avec une autre.

Les méthodes que nous venons de décrire étaientusitées autrefois, mais depuis l’établissement des che-mins de fer on en a imaginé une toute opposée, plusexpéditive et plus économique, qui est généralementadoptée maintenant, et qui a été employée au souterraindes Batignolles. Elle consiste à établir la voûte d'abord,puis à construire les pieds-droits postérieurement pardes procédés qui varient peu d’un tunnel à l’antre.

On commence par foncer des puits de 400 en 100mètres, on les fàit communiquer par une galerie quivient les couper normalement, un peu au-dessous dupoint où se trouvera la clef plus tard. C’est au moyende cette galerie dont on maintient le toit et les côtéspar des cadres et des madriers que l’on fait arriver lesdéblais jusqu’aux puits par lesquels ils sont enlevés àl’extérieur; on se sert pour cela de chariots roulantsur un chemin de fer. Quand le souterrain est ainsi ou-vert dans toute sa longueur, entre deux châssis, à peuprès au milieu de l’intervalle séparant deux puits, onenlève la terre des côtés en donnant à l’excavation laforme et les dimensions que devra avoir la voûte avecson revêtement. On maintient le ciel avec des étrésil-îons placés en éventail et reposant sur une semelle.Quand il est suffisamment soutenu, on enlève les châs-sis et tous les étais que l’on remplace à mesure par des-cintres (fig. 2525) ; ces cintres sont composés d’un ca-dre reposant sur deux madriers à, g ; de deux moisesdoubles prenant les pieds du cadre auquel elles sontboulonnées. La pièce transversale supérieure, consoli-dée par deux goussets, a la même forme que l’intradosde la voûte, et reçoit des couchis de 0 m ,20 d’épaisseur.Pour former le reste on fait usage de vaux t et k ayant0 m ,54 d’épaisseur en leur milieu : ils s’assemblent d'unepart sur le cadre, de l’autre avec les semelles a b. Auxextrémités des semelles on place un coin sur lequel s’appuie la retombée de la voûte ; la surface de ce coin estinclinée suivant un des rayons. Les cintres uue fois enplace on passe de suite à la construction du revêtementque l’on entame de droite et de gauche enmarchant vers la clef. Lorsque l’on arriveà oe point on ne place pas les couchis parceque les maçons seraient trop gênés ; on sesert de morceaux de bois taillés en queued’hironde s’appuyant sur les deux couchisvoisins. L’ouvrier les pose à mesure qu’ilse retire en arrière. Le ciel de l’excavationest étayé au moyen dé poutres placées de-bout, que l’on cale sur les couchis des cin-tres , et que l’on enlève à mesure que lamaçonnerie avance. Celle-ci une fois ache-vée , le travail n’offre plus de danger puis-que le ciel est maiutenu; on s’occupe alorsde l’élévation des pieds droits. Voici com-ment cette opération s’effectue : on enlèvele massif dorq en laissant cependant unappui pour l’extrémité des semelles a b,puis on soutient cette semelle à l’aide d’unepièce oq que l’on serre avec des coins pla-cés en o et dirigés dans un sens opposél’un à l’autre. Lorsque la voûte est soute-nue, au droit des fermes, par le massif deterre hgox , lesétais oq , et dans l’intervallede ces fermes par les couchis, on enlèvele massif rgbp et l’on construit le pied-droit avec rapidité jusqu’aux couchis que l’on détruitpar parties et que l’on remplace par une assise en moel-lons ; les coins sont ensuite enlevés, et les cavités qui

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