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VENTILATION.

VENTILATION.

conduit intérieur d’aérage, que tous les six mois, ilfaut les flamber avec des torches; un simple balayagene détruirait pas ces araignées.

Quant au foyer d’appel, quand c’est un demi-cylindreen fonte, le seul entretien, s’il se détruit, est une répa-ration des briques réfractaires du foyer et le rempla-cement du cylindre lorsqu’il est tout à fait hors deservice; mais il faut bien se garder de le remplacerpour une cassure inévitable, dans des pièces de fontefortement chauffées.

Un cylindre, fendu fonctionne longtemps comme uncylindre neuf.

On peut compter sur un cylindre nouveau, tous lesdeux ans.

Au pénitencier de Tours , M. Sagey, ingénieur desmines, a installé un ventilateur aspirant, pour ventilerles cellules qui ne l’étaient.pas précédemment.

Ce ventilateur est manoeuvré dans la journée par desdétenus, auxquels on donne cinq centimes pur heure;pendant la nuit, le conduit d’appel est mis en commu-nication avec une cheminée partant du fond et qu’é-chauffe un foyer spécial.

La ventilation des cellules par de doubles cuvettes ,qui laissent passer les matières sans laisser rentrer l’airdes fosses, est très-ingénieuse et l’aérage de la prisondoit être dans de bonnes conditions.

Le but qu’on s’est proposé à Tours est d’obtenir unelégère économie et d’avoir l’avantage de fournir auxdétenus un exercice salutaire ; cependant nous nepouvons nous empêcher de penser que si ce système étaitplacé dans une prison dont les chefs ne prendraientaucun intérêt à cet appareil, même en le faisant fonc-tionner , il serait difficile de vérifier si le ventilateurmarche toujours, et a la vitesse nécessaire, tandis que,avec un foyer d’appel, comme nous l’avons dit, nn coupd’œil suffit pour voir s’il est en feu et en bon feu, etde plus, une négligence momentanée 11 'arrête pas laventilation.

L’économie est d’ailleurs presque nulle ; car, pendantla moitié de l’année, avec nos dispositions, on n’allumepas le foyer d’appel, la chaleur perdue des appareilsde chauffage suffisant largement : et, pendant les sixautres mois, à Tours , le ventilateur ne marche que lejour, et le foyer d’appel est allumé la nuit. Une prisonde 40 cellules, brûlant 20 kilogrammes par 24*beures,à 3 centimes le kilogramme, la dépense pour 12 heuresde jour serait de 30 centimes, somme qu’on serait forcéde donner, au moins, aux détenus pour tourner lamanivelle.

Pour une prison de 112 cellules, comme celle deTours , à 20 mètres par cellule, et à 1000 mètres cubespar kilogramme dehouille brûlée, la dépense de houilleserait pour 5400 mètres cubes de 54 kilogrammes, etpour les 12 heures de jour de 27 kilogrammes ; à 3 cen-times par kilogramme la dépense en argent serait de81 centimes. Or, comme on donne 60 centimes aux dé-tenus à raison de 5 centimes par heure, l’économie estnulle.

Nous sommes entré dans de grands détails sur laventilation des prisons cellulaires, la question d’assai-nissement la plus difficile qui ait jamais été posée,parce que bien peu de prisons sont en réalité assezaérées et que les principes ici posés seront utiles danstoutes autres applications.

Mais les principes qui sont admisparles prisons cellu-laires s’appliquent directement aux prisons en communquand elles ont des dortoirs communs, et à plus forteraison quand il y a au lieu de dortoirs, des cellules denuit et des ateliers communs pour le jour, dispositionréellement bonne et pratique. Il est évident que, soitdans les ateliers, soit dans les dortoirs communs, soitdans les cellules de nuit, il faut appliquer une venti-.ation puissante et régulière, établie dans le service

normal de la prison et indépendante de la volonté desgardiens.

Les ateliers non ventilés où des condamnés travaille-raient toute la journée, les cellules où ils coucheraient,et les corridors sur lesquels les ateliers et ces cellulesouvrent, seraient rapidemeut infectés, de manière àn’y pouvoir même pas entrer.

Il faut donc que dans les prisons en commun commedans celles où on établir aujourd’hui des cellules denuit, l’on applique une ventilation constante , régu-lière et puissante, comme on l’a établie avec tant desuccès dans presque toutes les prisons cellulaires ré-cemment construites, et que ce service soit surveillélà comme il l’est dans les autres, où il a donné de siheureux résultats, comme à Fontainebleau , où la pri-son était complètement infectée avant d’être ventilée,tandis qu’au’Qiird’hui elle est dans les meilleures con-ditions de salubrité

ventilation mécanique du docteur van hecke,

DE BRUXELLES .

Le docteur Van Hecke de .Bruxelles a trouvé unedisposition de ventilateur aspirant ou soufflant, qui,dit-on, débité un volume d’air supérieur au travail faitpar les ventilateurs ordinaires, et qui a été essayé dansla prison cellulaire de femmes de Bruxelles . »

Toutefois, l’absence de toute application en grandde ce ventilateur, dans les houillères de la Belgique ,ou tant d’essais d’appareils mécaniques ont été faits etse fout chaque jour, permet de penser que cet appareilparticulier, ne donne pas des résultats supérieurs auxautres.

Il y a toutefois dans le système appliqué par le doc-teur Yan Hecke une disposition qui u’est peut être pastout à fait nouvelle, mais qui peut avoir des applica-tions utiles, dans un certain nombre de localités, oud’établissements de petites dimensions, et qui n’en ontpas moins besoin d’être assainies, comme les cafés, lescercles, etc., c’est l’emploi de contre-poids pour com-mander un appareil ventilateur de petites dimensions.

Nous croyons cette disposition supérieure aux ven-tilateurs tournés à bras d’hommes comme on le fait aupénitencier de Tours , par exemple, parce qu’il y a làbien plus de sécurité et de régularité dans le service.

Nous croyons donc que la ventilation avec des contre-poids, peut avoir des résultats utiles et des applica-tions spéciales.

VENTILATION DES HÔPITAUX*

La ventilation des hôpitaux a été traitée par MM. Pé-clet, Tredgold et par le docteur Papillon et d’autresmédecins dans les Annales d> hygiène. En pratique, pres-que rien n’a encore.été fait, à l’exception de l’hôpitald’Alais, cité par M. Péelet. Nous ne connaissons pasd’hôpital qui soit ventilé d’uue manière complète etconstante.

Un architecte qui a construit avec beaucoup de talentplusieurs hôpitaux dans les départements, où la placen’est pas économisée, ni les malades très-nombreux,M. Moll se contente de donner de grandes dimensionsaux salles, et pratique dans le bas des murs laté-raux des bouches d’entrée d’air, et à la partie supé-rieure des sorties fermées à volonté, qui servent à re-nouveler Pair vicié.

A Paris , malgré la surveillance la plus active de l’ad-ministration et les habitudes d’extrême propreté dessœurs, nos hôpitaux sont encore privés de tout systèmede ventilation réelle, efficace, et tous les matins on estforcé, en toute saison, d’ouvrir les fenêtres pour enle-ver autant que possible la mauvaise odeur des salles. Ily a dans les hôpitaux des exemples de maladies gravescausées par l’infection contagieuse de malades voisins.