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VENTILATION.

VENTILATION.

ait au minimum 30 mètres cubes par lit. Il est tou-jours utile de pouvoir porter» surtout en été, beau-coup plus haut la .ventilation ; mais si grand que soitle volume d’aii adonner, il ne doit produire aucuncourant sensible et dangereux pour les malades; l’airdoit donc arriver par des ouvertures à grande section ,et par conséquent avec de faibles vitesses qui no dépas-sent pas 1 mètre par seconde.

Il faut que l’air pur, en se rendant aux bouches d’ap-pel,balaye toute la salle, sans laisser l’air vicié stagnersur aucun point. Il faut que les bouches d’appel soientégalement réparties partout, et placées derrière les lits,pour les envelopper toujours dans un courant parfaite-ment pur et qu’elles aient de grandes dimensions.

On remarquera que ces courants ne se sentent pas,quand ils sont bien disposés. Dans les cellules de Ma-zas, l’air est renouvelé une fois par heure, et il estimpossible d’y sentir le moindre courant d’air.

L’air doit donc arriver au centre de la salle par desgrilles réservées dans des plaques de fonte posées surles tuyaux de chauffage, ou par des poêles métalliquesremplis d’eau et chauffés directement par l’eau ou par lavapeur. A toutes les arrivées et à toutes les sorties d’air,il faut des moyens de règlement ou d’arrêt, trappes,coulisses ou registres.

On comprendra sans peine, d’après ce qui précède,combien l’établissement d’uneventilation bonne et com-plète dans un hôpital déjà construit est difficile, quandil faut, pour cela, installer dans les murs ou dans lesplanchers des salles, des passages suffisants pour débi-ter 40 ou 60 mètres cubes d'air par lit, avec des vitessesqui ne dépassent pas l m , sans gêner les services géné-raux, sans affamer les constructions, sans les surchartger de coffres ou de cheminées extérieures, toujoursdésagréables à l’œil.

La pureté de l’air à introduire dans les salles est «necondition de la plus haute importance; il faut prendrel’air autant que possible au nord, plutôt qu’au midi, àun point élevé, quand on le peut, pour éviter les éma-nations de la terre humide, et le prendre surtout loinde l’air vicié des salles voisines.

Le principe de ventilation à adopter, quand on peututiliser la vapeur perdue des machines à vapeur pourchauffer des bains, fourneaux d’office, buanderie, sallesde service, et par conséquent, avoir presque gratuite-ment le motenr nécessaire, c’est la ventilation mécaniquepar insufflation. Ce procédé a déjà reçu d’importantesapplications comme système de ventilation.

Il est appliqué sur la plus grande échelle à la venti-lation de l’office des postes à Londres ; aucun autreprocédé ne pouvait être adopté là. M. Dumas, membrede l’Institut, l’a fait établir avec un plein succès à lachambre des représentants .

En 1845, M. Peugnot a appliqué ce procédé à sonaiguiserie d’Hérimoncourt , en y ajoutant des arma-tures sur les meules et chassant la poussière hors desateliers par la ventilation. De 1836 à 1845, sur 10 ou-vriers, 4 avaient été blessés par des éclats de meules,et 7 étaient devenus phthisiques. Depuis l’applicationde la ventilation à ce travail, sur 26 ouvriers, pas unn’a été blessé et 1 seul est mort phthisique.

M. le général Morin a appliqué le même procédé à lamanufacture d’armes de Châtellerault.

MM. Thomas et Laurens, ingénieurs civils, l’ontemployé pour assainir les ateliers de taillerie de cris*taux de Baccarat , ateliers qui ont 200 mètres de déve-loppement, et sont occupés par deux files de tours àtailler et par 44 ouvriers environ.

Ce taillage se fait à l’eau, les ouvriers ont donc lesbras constamment mouillés, et sont plongés dans uneatmosphère toujours humide et malsaine. Il a falluenvoyer dans chaque salle de l’air pur et sec en été etehaud en hiver. Cet air est pris sur les toits par deux

ventilateurs mus par les deux turbines de l’établisse-ment; en hiver, il se chauffe dans une salle que traverseun système *de tuyaux de vapeur, et il est envoyé danschaque atelier par un coffre en bois placé dans le gre-nier, et par des conduits descendants. L’air vicié estchassé au dehors par la pression de l’air neuf refoulédans chaque salle, à raison de 12 mètres cubes parouvrier.

Les ventilateurs ont de diamètre. . • 1 20

id. largeur ... 0 28

Vitesse... 300 tours.

La pression n’est que de 3 à 4 mill. d’alcool.

A l'hôpital Lariboissière le même procédé est appli-qué par MM. Thomas et Laurens à la ventilation de troispavillons qui sont chauffés par le procédé de l’eau et dela vapeur de l’auteur de cet article.

L’air pur est ppis au sommet du clocher par un ca-nal vertical qui existe dans l’un des pilieFS, puis aspirépar un ventilateur que conduit une machine à vapeurhorizontale. Il est enfin refoulé dans les bâtiments et lessalles par le même ventilateur qui agit alors commemachine soufîiante, et au moyen d’une conduite devent en tôle, montée dans le corridor souterrain desbâtiments et au moyen de canaux de maçonnerie ré*servés dans les murs; l’air est ainsi distribué à volontédans toutes les salles. Des clefs ou des registres placésà chaque branchement servent àrégler la quantité d’airinjectée sur chaque point.

Avec ce proeédé , l’air est toujours pur et frais, laquantité injectée est toujours rigoureusement définie etréglée, les salles sont assainies avec certitude. On n’estpas exposé à aspirer par les fenêtres, et sous l’actiondes vents, l’air vicié des bâtiments voisins.

La ventilation est continue, même les fenêtres ou-vertes, et en été on peut arrêter à volonté la ventila-tion d’une salle ou d’un bâtiment, ou celle de l’éta-blissement entier lorsque, toutes les fenêtres étantouvertes, cette ventilation devient inutile.

L’air est distribué à chaque étage par des canaux enmaçonnerie recouverts de plaques de fonte, et dans les-quels passent les tuyaux de vapeur qui vont chaufferdes poêles à eau placés dans chaque salle, et il est versédans les salles par des grilles réservées dans des plaquesde fonte et par les canaux intérieurs des poêles, canauxmunis d’appendices en fonte pour briser les courantsd’air et chauffer en hiver cet air avant qu’il ne dé-bouche dans les salles avec de petites vitesses, commenous l’avons dit

L’air vicié est évacué par des ouvertures d’appelplacées en haut et en tyis des murs de la salle et mon-tant jusque sous le comble d’où il est conduit par desgaînes dans une grande, cheminée qui le porte à l’ex-térieur; une partie de l’air sort aussi par les jointsdes fenêtres et des portes.

Le volume d’air demandé est de 60 mètres cubes purlit et par heure.

Le ventiiatenr qui doit fournir l’air aux trois pavil-lons de droite est conduit par une machine à vapeurhorizontale de 8 ou 10 chevaux , qui prend la vapeursur les chaudières destinées à chauffer ces trois pavil-lons , au moyen de poêles à eau et à vapeur placés danschaque salle.

La vapeur perdue de la machine est employée enhiver, avec celle des chaudières, au chauffage des sal-les, des fourneaux d’office, des bains et de la buande-rie; en été, elle sert à chauffer les bains, les four-neaux-d’office et la buanderie, il en résulte que lemoteur et par conséquent la ventilation sont obtenuegratuitement.

Les lieux d’aisance placés près de chaque salle sonténergiquement ventilés par un appel établi au moyend'un canal souterrain qui se rend dans une cheminée