VERNIS.
VERNIS.
canson pur ; mais il est trop corsé, c’est presque ce qui80 vend sous le nom de térébenthine de Pise.
Vernis couleur d'or, par Tingry
Prenez : Résine-laque en grains. . . 64 gram.
Sandaraque. ...... 64 —
Sang-dragon. ...... 8 —
Terre-mérite. 4 —
Gomme-gutte. 4 —
Verre pilé.96 —
Térébenthine claire. ... 32 —
Essence de térébenthine. . . 512 —
On tire par infusion la teinture des matières colo-rantes ; on filtre, on ajoute ensuite les résines qu’on faitfondre, enfin la térébenthine. On passe au tamis et onrenferme pour l’usage.
Ce vernis, dit Tingry, communique aux métaux, auxboiseries ou aux meubles, un vif éclat. Il est moins sic-catif sans doute qu’à l’alcool, mais il est plus souple, ilconvient mieux pour les paillons ou clinquants aveclesquels on prépare les aventurines ; de plus,* il convientaux cuirs dorés, aux cartons en papier mâché, etc.
La meilleure manière d’en varier la teinte, c’est defaire infuser à part chacune des substances colo-rantes ; 1 partie, par exemple, dans 8 parties d’essence ;après quinze jours d’exposition au soleil ou à l’étuve,de les tirer à clair et de les mélanger ensuite jusqu’à cequ’on ait obtenu le ton désiré ; et, dans ce mélange, defaire fondre les résines, puis la térébenthine selon quel’art le prescrit.
Vern\s désigné sous le nom de mordant, par Tingry.
Prenez : Mastic.4 gram.
Sandaraque. 4 —
Gomme-gutte. 2 —*
Essence de térébenthine. . 24 —
Quelques artistes remplacent la térébenthine par l’es-sence de lavande (4 grammes), qui rend encore la com-position moins siccative.
Ce mordant s’emploie pour appliquer l’or, et enmême temps pour faire ressortir le dessin sous la feuillemétallique. Il convient qu’il ne Bêche pas avant quel’artiste n’ait achevé de jeter son dessin.
Vernis de copal pur à Vessence , dit vernis à retoucher.
Prenez : 4 kil. 4/2 de copal dur ou d’Afrique ;
7 à 40 kil. d’essence de térébenthine;faites fondre à feu vif et à nu la résine dans un matrasde cuivre. Lorsqu’elle est bien fondue et bien filante,en mousse, au bout de la spatule qui vous a servi pouragiter votre résine et l’empêcher de s’attacher au fonddu matras pendant sa fusion, versez-y peu à peu, enmélangeant, 2 kil. d’essence froide, ou chaude, ce quivaudrait encore mieux. Lorsque la résine fondue et l’es-sence sont bien incorporées, et que le mélange est bienlimpide sur la vitre, ajoutez-y encore, toujours peuà peu et en mélangeant, 2 autres kil. d’essence ; et sivotre mélange continue d’être limpide sur le verre,ajoutez-y encore, toujours peu à peu et en agitant,2 autres kil. d’essence, et continuez jusqu’à ce que vousayez incorporé toute votre essence, à moins que vousne vous aperceviez qu’il serait trop peu corsé en la ver-sant tout entière dans le vernis ; retirez alors le matrasdu feu et passez la dose au tamis dans un refroidissoir.
Vernis de copal par intermède d’huile de lavande,par Tingry.
Prenez : Copal en poudre.0 k ,400
Huile de lavande.0 k ,200
Huile de térébenthine. . . . 0 k ,600
Chauffez l’huile de lavande sur un bain de sable,ajoutez, en plusieurs fois, la poudre de copal dans l’huile
très chaude, et n’en ajoutez que lorsque la portion,'mise précédemment, aura entièrement disparu dans leliquide que vous aurez soin de maintenir dans un étatcontinuel de rotation ; alors que tout le copal y serafondu, versez-y, en trois reprises, l’essence de térében-thine presque bouillante en ayant la précaution de bienmélanger, et vous obtiendrez un vernis couleur d’or trèssolide, mais ne séchant pas très vite.
L’huile de lavande qui rend le copal soluble dansl’essence, le rend également soluble dans l’alcool. IIsuffit, pour s’en convaincre, dk Tingry, de faire chauf-fer fortement de l’huile de lavande dans une cuillère àsoupe; lorsqu’elle est presque bouillante, d’y ajouterdu copal en poudre, de faciliter le mélange avec unepaille, d’ajouter encore du copal lorsque le premier adisparu, et de continuer ainsi les additions successivesjusqu’à ce que l’huile refuse de s’en charger; de jeteralors la solution dans une fiole qui contient de l’alcoolbouillant, d’agiter le mélange en le tenant toujours aumême degré de température, l’alcool ne tarde pas às’emparer des deux substances, mais il faut un alcoolpur.
Vernis de copal par intermède d'huile de lavande et decamphre , par Tingry.
Prenez : Copal en poudre.30 gram.
Essence de lavande. ... 480 —
Camphre. 4 —
Essence de térébenthine, quantité suffisantepour mettre le vernis à bonne consis-tance.
Projetez le copal par petites portions dans l’huile delavande et le camphre bouillants ; renouvelez yos pro-jections au fur et à mesure que la précédente a disparu.On favorise cette solution au moyen d’un bâtou qui sertà agiter. Lorsque tout le copal est incorporé, on ajoutel’essence bouillante en prenant soin de n’en mettre quetrès peu à la fois, surtout en commençant.
Ce vernis est peu coloré et le repos lui donne unetransparence qui coïncide parfaitement avec la soliditéqu’on reconnaît à tous les vernis de copal.
Ce vernis est destiné aux objets qui exigent la soli-dité, la souplesse et la transparence, telles que les toilesmétalliques qu’on substitue aox vitres dans les vais-seaux.
Vernis de goudron donné comme vernis chinois ,par X..., (Extrait du Journal des Connaissances usuelles ,tome I CP , page 406). Prenez du goudron pur, faites-lecuire pendant deux ou trois jours dans un pot étroitpar le haut, jusqu’à ce qu’il se convertisse en une massenoire qui ne s’attache plus aux mains.
Mettez alors cette masse dans un matras, sur un feuassez fort, en y versant peu à peu de l’essence de téré-benthine; s’il prend feu, on l’éteint avec un feutre.Continuez vas additions d’essence jusqu’à ce que cettecomposition prenne une consistance fluide et bien ho-mogène.
Les objets à vernir doivent être faits en bois sec etséchés encore après le plus possible.
IV. VERNIS GRAS.
Observations générales. Si l’on venait à reconnaître,ce qui est peu probable, et ce qui n’est pas encore dé-montré, que l’oxyde de copal soluble dans l’alcool l’estégalement dans l’essence et les huiles fixes : qu’il peutfournir avec ces véhicules des vernis d’une conserva-tion aussi facile en nature, aussi éclatants, aussi dura-bles, mais plus beaux et moins colorés que ceux que noussavons préparer maintenant avec cette résine, au moyend’un procédé aussi ancien que l’art de faire les vernis,car il remonte au-delà du douzième siècle; nous pré-voyons que de grands changements auraient lieu dansla fabrication en général, surtout à l’endroit du vernis