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XYLOIDINE.

XYLOIDINE.

Les éprenves au fusil-pendule ont été faites sur sixéchant lions ainsi préparés :

1* r échantillon. Immersion dans les acides durant2 minutes; lavage à grande eau.

2 e échantillon. Immersion de 10 minutes.

3* échantillon. Immersion de 5 minutes.

<£* échantillon. Immersion de 15 minutes.

5* échantillon. Immersion de 15 minutes, et aprèslavage, immersion dans de l’eau saturée de salpêtre.

6 e échantillon. Immersion d’une heure.

On a obtenu les résultats suivants :

quantité de coton azotique égale au quart du poids de lapoudre de mine pour obtenir an moins les mêmes effets.D’ailleurs on pourra l’employer de la même manièreque la poudre, sans aucune précaution difficile. En ou-tre, comme les vapeurs et les gaz résultant de la défla-gration du coton azotiquen’ont aucun des inconvénientsde la fumée de la poudre, on ne sera pas obligé, dansl’emploi du nouveau produit, d’interrompre fréquemmentle travail, ainsi qu'il faut le faire dans le mode ordinaired'exploitation des carrières, surtout dans celles où l’onue travaille pas à ciel ouvert.

VITESSES INITIALES.

Echantillons.

N»

N» 2.

No S.

N® 4.

N° 5.

No 6.

Moyenne.

Charges de 1 gramme.

120-,161

180-.961

126“ ,247

124- 487

194“,366

loi”,465

149-,342

— 2 —

223”, 186

218“,070

294",901

326'",879

306“,879

315", 494

280",433

— 3 —

»

383“, 881

»

4o4“,773

399’“ ,254

411",073

400",349

— 4 —

433-, 206

463",304

418’”.338

»

■o

477",086

447",732

— 5 —

V

»

»

1»

V

518",393

518", 393

Il est curieux de rapprocher ces nombres de ceuxobtenus par M. le chef d’escadron Mallet, sur la pro-gression de vitesses initiales fournies par la poudre àmousquet ordinaire :

Charges de 1 gramme.

94”,268

—

2

- ...

169-,897

—

3

- ...

234“,091

—

4

- ...

284",956

—

5

- ...

320",153

—

6

- ...

360",122396",161

7

- ...

8

- ...

414-,085

_

9

- . .

. 441-,570

_

10

- ...

465-,288

—

11

- ...

488",437

—

12

- ...

499-,208

—

43

- ...

514-,425

—

14

- ...

531-,817

—

15

— . . .

659-,851

11 résulte de là que si l’on prend la moyenne des ré-sultats fournis par les six échantillons fabriqués à iadirection des poudres, dans des conditions évidemmentpeu favorables, 5 grammes de pyroxyline produisentle même effet sur la balle de fusil que 13 à 14 gram-mes de poudre à mousquet ordinaire, c’est-à-dire queles effets sont entre eux comme 27 CIO; par la théorienous avons trouvé C C 26 l 10.

Des expériences nombreuses exécutées depuis cetteépoque sur du coton préparé en grand à la Direction,avec du coton et des acides mélangés, prouvent que2 grammes de pyroxyliue donnent à la balle une vitessemoyenne de 341“, 03 ; ce chiffre vérifie encore nos cal-culs, qui tendraient par conséquent à démontrer que lesgaz produits par la détonation de la poudre ordinaire oude la pyroxyline ont la même terapératare.

Quand les acides contiennent de l’acide hypo-azoti-que, la pyroxyline obtenue ne fait pas sortir la balle ducanon.

§ VI. Effets dans les mines. Aussitôt que M. Pelouze se fut assuré qu’on obtenait bien un produit fulminantde même ordre que celui de M. Schoenbein, par l’immer-sion du coton et du papier dans l’acide nitrique mono-hydraté, MM. Combes et Flandin s’occupèrent d’expé-riences ayant pour but de substituer à la poudre deguerre le coton fulminant dans l’exploitation des car-rières. Ils opérèrent d’abord dans une carrière de cal-caire grossier sise dans la commune d’Issy et ensuitedans une carrière de grès de la vallée d’Orsay. Ils véri-fièrent complètement les faits annoncés par M. Schoen-bein sur l’etficacité remarquable de l’emploi de lapyroxyline dans les mines. Il suffit en général d’une

De même que l’on emploie, pour l’usage des mines,une poudre de qualité inférieure, on pourra aussi, sansdiminuer aucunement les effets produits, faire usagede coton court , de celui qui est au plus bas prix dans lecommerce, pour la préparation de la pyroxyline demine.

§ VII. Effets pyrotechniques. MM. Séguier et Clergetont fait un grand nombre d’expériences pour comparerles effets balistiques du coton-poudre à ceux de la pou-dre de chasse ; leur mode d’opérer consistant à jugeruniquement l’aplatissement des balles de plomb, nepermet pas une assez grande approximation pour queleurs résultats soient mis en regard de ceux deMM. Suzane et Mézières, cités plus haut; nous devonsdire seulement qu’ils sont très favorables à l’emploi dunouveau produit. Ces expérimentateurs ont fait en outrequelques essais qui ont prouvé que les papiers azotiquespourront prendre leur place dans la pyrotechnie. Ayantpréparé du papier par la méthode de M. Pelouze , ilsTout trempé dans des dissolutions de nitrate de stron-tiane, de sulfate de cuivre, de nitrate de baryte, et ilsont obtenu de très beaux feux rouges, verts et blancs.Le léger retard dans la combustion, apporté par l’im-mersion dans les dissolutions des sels métalliques esttrès favorable à la durée des effets cherchés par l’em-ploi des feux de couleur.

§ VIII. Amorces fulminantes. M. Pelouze a eu uneheureuse idée qui ne pourra manquer de rendre degrands services. Ayant reconnu que la pyroxyline dé-tonne parle choc, il a cherché à appliquer cette pro-priété a la fabrication des amorces fulminantes, et satentative a été couronnée d’un plein succès. Nous nepouvons mieux faire que de donner ici la note qu’il apubliée à ce sujet. « La fabrication des amorces fulmi-nantes, dit l’illustre chimiste, a pris un développementconsidérable, depuis surtout que les fusils à pistou ont étéadoptés pour l’armée.On évalueàplus de 12,1)00,000,000le nombre des capsules de cette espèce, fabriquéesannuellement en France , soit par l’industrie particu-lière, soit par les établissements du gouvernement.

« Tout le monde sait que de toutes les industries, laplus dangereuse, sans aucune espèce de comparaison,et l’une aussi des plus insalubres, est celle des amorcesdefulminatedemercure. Les expériences indiquées danscette note permettent d’espérer que cette fabricationmeurtrière sera bientôt remplacée par une autre qui neprésentera pas plus de dangers que la fabrication mêmede la poudre.

« Si l’on met sur un tas d’acier une petite quantitéde papier ou de coton inflammable, et qu’on l’y frappeavec un marteau, une vive détonation se fait entendre;mais cependant la plus grande partie do la matière n’a