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ZINC.

ZINC.

mée d’une partie cylindrique parallèle à la longueurdu fourneau et dans son axe, et de dix parties égale-ment cylindriques formant les embrasures ; la voûtese construit tantôt avec des briques réfractaires mou-lées eu forme de voussoirs, tantôt aveo un mélangedamé de 4 /3 en volume de terre réfractaire, et de 2/3 deBable quarzeux. La partie de la voûte placée au-dessusde la grille dure de deux à trois ans ; celles des embra-sures et les murs C durent davantage. Les parois de lachauffe ne durent que deux ans : à mesure qu’elles serongent, on éloigne les moufles de la grille. On voit surles flg. 2581 à 2583, la disposition du four de calcina-tion G, du four à cuire les moufles E, des cheminéesd’appel H, servant à régulariser la température dansl’intérieur du four, et en R, comment sont chauffés lespots en terre dans lesquels on opère la refonte duzinc.

La grille du four de réduction a 0",40 sur 0®,87 ; lalargeur intérieure de la sole est de 3®,40 ; les mouflesextrêmes ont \*,45 de longueur-, les autres seulement4®,27; toutes ont extérieurement de hauteur et

* 0®,22 de large : leur épaisseur est de 0*,03 à lapartie supérieure et de 0®,04 latéralement et au fondplat.

On charge à la fois 1.548 k de calamine crue dans lefour à calcination G; l’opération dure virgt-quatreheures, et on en retire moyennement 2/3 ou4.032 k decalamine calcinée, qui suffisent pour l’alimentation d’unfour à vingt moufles pendant quarante-huit heures.Quand un des deux fours est en réparation, on necharge que 774 k à la fois, et la calcination dure toujoursvingt-quatre heures.

Les moufles se faisaient autrefois exclusivement à lamain sans aucune espèce de moule ; l’ouvrier formaitd’abord la base sur une planche, puis il élevait la par-tie cylindrique à la main avec des colombines de pâte ;on ne faisait que 0*,30 à la fois de hauteur, et on lais-sait prendre un peu de consistance à la masse par ladessiccation, en recouvrant le bord supérieur d’un lingehumecté, pour qu’en reprenant le travail la nouvelleportion adhérât à la première. Plus récemment, on les afabriquées dans quelques usines au moyen de moulesintérieurs couchés, et placés dans une position analogueà celle que les moufles doivent occuper dans le four ;ce dernier procédé produit une économie notable dansla main-d'œuvre. Après une dessiccation lente à l’niron dans une étuve, on les échanffe graduellement jus-qu’au rouge; ou les retire alors lorsqu’il en es#besoin,et on leâ porte toutes rouges dans les embrasures. Lesallonges se font aussi à la main, en argile commune : onles sèche fortement sur la voûte du fourneau et on lesmet froides en place.

Le séchage d’un fourneau neuf dure plusieurs se-maines avant de placer les moufles ; lorsque le fourneaua seulement été réparé, ou les place immédiatement, enayant soin de les poser sur un lit de sable, afin qu’ellesn’adhèrent pas à la sole, et au bout de quinze jours lefour est en pleine activité.

Le fourneau étant suffisamment chauffé, on dégagecomplètement le devant des embrasures, on bouche avecdes morceaux de briques et de l’argile l’intervalle entreles moufles et les embrasures, et on ferme le devant dechaque moufle par une plaque d’argile présentant deuxouvertures : l’uue, inf rieure, par laquelle on enlève lesrésidus, et que l'on bouche avec unepetite plaque d’argile,l’autre, supérieure, qui reçoit l’allonge horizontale oubotte, à laquelle on adapte ensuite l'allonge inférieure oupot. On procède ensuite au chargement delà calamine cal-cinée, mélangée de son volume d'escarbilles de coke. Ona reconnu que les matières devaient être seulement con-cassées en petits morceaux. Lorsqu’elles sont complète-ment pulvérisées, comme dans la méthode belge, elles sotassent en masse, la réduction s’opère plus difficilement.

et le zinc réduit a plus de peine à se séparer par distil-lation. Le mélange est chargé au moyen d’une cuillèredemi cylindrique, qu’on introduit pleine à travers lapartie horizontale de l’allonge et que l’on renverse dansla moufle. Cinq minutes après qu’une moufle est char-gée, elle donne déjà des vapenrs de zinc notables, aussifaut-il fermer aussitôt après l’ouverture de l’allonge| horizontale avec une plaque de terre cuite que l'on luteI avec de l’argile. Ensuite, on ferme le devant des em-bra ures avec une porte mobile formée d’un châssis en; (• nte et d’un treillis de fll de fer, qnc l’on garnit de pc-| tits morceaux de briques et d’argile ; au milieu de cette' porte s’en trouve une autre plus petite qui sert h intro-duire un ringard pour déboucher l’allonge horizontalequand elle s’obstrue (ce qui arrive rarement), et surtoutà refroidir les allonges quand elles sont trop chaudes.Une heure après le chargement, le zinc commence àtomber en gouttelettes, et il se dégage d’abondantesvapeurs que les ouvriers enflamment au moyen d’unebarre de fer chauffée au rouge ; il en résulte une cer-taine perte en zinc, mais il paraît que sans cela la se-conde allonge reste trop froide et s'obstrue très souvent.Malgré cette précaution, il est nécessaire de la débou-cher de temps en temps au moyen d’une tige do fer re-courbée à angle droit. La quantité de zinc qui distilleaugmente pendant six à huit heures ; elle reste à peuprès constante pendant les quarante-huit heures sui-vantes, et diminue ensuite de manière à devenir nulleau bout de vingt-trois à vingt-quatre heures. Dès quele dégagement des vapeurs de zinc a cessé, on enlèveles portes, on ouvre l’allonge horizontale, et on faittomber le zinc condensé dans l’allonge verticale aumoyen d’un ringard recourbé à angle droit; on enlèvele zinc qui s’est rassemblé au-dessous de cette allonge,et on procède à un nouveau chargement.

On ne vide les moufles que tous les trois jours, en en-levant la plaque qui ferme l’ouverture inférieure.

On reconnaît qu’une moufle est percée à ce qu’il serassemble avec le zinc une quantité considérable d’oxyde,et surtout à ce qu’il s’échappe par la cheminée placéeau dessus delà moufle une flamme blanche caractéris-tique. On vide alors complètement la moufle, et si letrou n’est pas trop grand on le bouche avec un tampond’argile réfractaire que l’on introduit à l’extrémité d’unringard terminé par une spatule. Dans le cas contraire,on enlève la moufle et on la remplace par une neuve,préalablement portée au rouge blanc dans le four E.Une moufle dure de quinze à vingt semaines.

La refonte du zinc se fait dans les pots en terre pla.cés en B ; on refond à la fois le zinc produit par un four-neau de vingt moufles en vingt-quatre heures, soit en-viron 48U k de zinc: on tient les portes fermées avec uncouvercle en tôle, on laisse reposer le bain pendant uneou deux heures, on enlève avec une écumoire l’oxydepulvérulent qui le recouvre, et on coule dans des lingo-tières légèrement chauffées.

Un fourneau de vingt moufles occupe trois ouvriers,un fondeur et deux aides ; le fondeur ne travaille quele jour. Le matin, il charge les dix moufles placées surl’un des côtés du fourneau, le soir, il charge les dixautres ; il s'occupe dans l'intervalle de la refonte duzinc.

Nous renverrons pour des détails plus circonstanciésà l’excellent mémoire que notre ami, M. Rivot, vient depublier dans les Annales des mines, 4 e liv. de 4846(4 e série, tome X), sur l’usine à zinc de Stolberg , prèsAix-la-Chapelle , qui a été montée il y a quelques anuées,d’après la méthode silésienne, par la compagnie deSassenay et C*.

Voici, d’après M. Rivot, quels ont été, pendant le ‘premier trimestre de 4 845, les frais spéciaux de trai-tement, à l’usine à zinc de Stolborg, pour 4.000 k dezinc brut en lingots ;