ZINC.
ZINC.
Calamine lavée 5.353* à 44 f .35 la tonne(pour mémoire).
Houille sèche pour la réduction 4 .945* n
3 f ,50 la tonne. 6 f ,80
Houille pour les grilles, etc., 9.767 k à 1 l f
la tonne.. . . > . 407 f ,44
Une moufle. 5 f ,04
Neuf bottes et vingt pots. . . . , . 2 r ,50
Briques et terre réfractaires. 8 f ,20
Main-d’œuvre pour le cassage et le grillageU, 47 (pour mémoire).
Main-d’œuvre pour la réduction et les trans*
ports dans l’usine.’ 33 f ,60
Primes et faits divers.25 f ,98
Total des frais spéciaux de traitement pour
4.000* de zinc brut en lingots. . . 486 f ,56
La refonte du zinc destiné au laminage s’opère en-core généralement en Silésie dans des pots en fonte f y f ychauffés comme l’indiquent les fig. 2584 à 2586. Les
fours à réverbère employés en Belgiqüe , et que nousavons précédemment décrits, sont bien préférables. Lelaminage n’offre de particulier que la disposition desfours à réchauffer qui. n’ayant besoin que d’une trèsfaible température, sont presque toujours chauffés parles flammes perdues des fours servant à la refonte duzinc.
II. Fabrication du zinc métallique avec la blende.
La fabrication du zinc métallique avec la blende ousulfure de zinc n’oflre pas de difficultés.
On fait d’abord subir à la blende en morceaux unpremier grillage qui a pour but de chasser la plusgrande partie du soufre et de la désagréger. On peut,comme en Angleterre, opérer ce grillage dans des foursà réverbere. mais il est préférable d’employer des foursanalogues aux fours à chaux continus, ou bien desfourneaux à cuve à courant d’air forcé. Le soufre querenferme le minerai fait qu’il n’est nécessaire de n’a-jouter du combustible qu’au commencement de la mise
en feu : sur les bords du Rhin, à Linz , où le grillagese fait dans des fourneaux à courant d’air forcé, oncharge avec la blende un peu de nitre et on emploie lemélange gazeux qui se dégage, au gueulard, à la fa-brication de l’acide sulfurique, ou plutôt de sulfatesde fer et de cuivre, en le faisant arriver, mélangé devapeur d’eau produite par un générateur particulier,sous des grilles en pierre recouvertes de minerai decuivre non sulfuré ou de peroxyde de fer hydraté. Onrecueille en outre une certaine quantité de soufre qnise liquéfie et se rassemble au-dessous de la tuyère.
Le minerai une fois grillé est ensuite finement pul-vérisé et on termine le grillage dans un four à réver-bère, ordinairement chauffé par les flammes perdues dufour de réduction.
La réduction du minerai complètement grillé n’offreaucune difficulté, à cela près que les matières étantréduites en poussière très fine, leur réduction s’opèreplus lentement et le zinc se dégage moins facilement ;il en est de même du reste ainsi très souvent, nousne savons trop pourquoi, dans la méthode belge , oùil serait certainement beaucoup plus avantageux dene pas pulvériser la calamine calcinée, mais seulementde la concasser; ici, au contraire, il est impossible dene pas pulvériser finement la blende, afin d’obtenir ungrillage complet. Les fours de réduction sont d’ailleursles mêmes que pour la calamine.
III. Fabrication du blanc de zinc .
Cette fabrication, très intéressante, a été déoriteà l’article blahc de zinc avec tous les détails quemérite une industrie qui a déjà pris de grands déve-loppements et qui fournit un produit doué d’utiles pro-priétés.
Statistique .
Il .st extrêmement difficile d’évaluer la productiondn zinc, parce qu’il s’élève à chaque instant de nou-velles usines par suite de la consommation toujourscroissante de ce métal. La production annuelle est d’en-viron 447.000 quint, métriques répartis comme suit *
Haute-Silésie . 200.000 quint, métr.
Pologne contiguë. . . . 57.000 —
BelgiqueetPrusserbénane. 450.000 —
Angleterre. 6.000 —
447.000 quint.métr.
Le prix de vente n’en est pas moins variable; ainsi
il était :
En 4820. 442 f le quint, métr.
4829. 22 f ,50 -
4836. 40'àb0 f —
4844. ; . . . 60 f à 90 f —
4842. 95 f à 400 f —
4846 (septembre). . 55 f —
P. DEBRTTE.
ZIRCON. Voyez' gemmes et làpidàibv