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de la Vérité de l'Histoire. $7í pouvoit pas être ce Vernon qui est fur laSeine : on croie que ce Palais étoit une an-cienne Maison que nos Rois avoient à Ver-neuil fur Oise, & que l’on aura fait Ver-reuìl de Vernus , comme on a fait Nan-teuil de Nantbus. A l’égard de la Géo-graphie moderne, les Officiers qui ont servidans les Pays qui ont été le théâtre de laguerre, deviennent souvent des censeursredoutables pour un Historien ; ils ne luipermettent aucune méprise lur la situationdes Villes & des Villages, qu’ils connois-scnt quelquefois mieux que les plus habi-les Géographes; & íoríqu’il lui arrive des’y tromper, ils font les premiers h le rele-ver; ce qui lui fait toujours un grand tortdans l’esprit du Public.
On ne manquera pas de dire que ce sentlà des observations puériles, qui ne méri-tent aucune attention; qu’un Historien se-roit trop à plaindre s’il étoit obligé de Rat-tacher à de pareilles minuties, & que lacritique devient trop maligne & trop scru-puleuse quand elle ose les lui reprocher.
Un Auteur ayant dit qu’il y avoir plus dedix mille fautes dansTHistoire de Francedu Pere Daniel; un autre a jugé, avec rai-son , que ce nombre étoit exagéré : maisil ajôute que la plupart des erreurs où cetHistorien peut être tombé, font suffi m-