loo Traité des Preuvesopinion, comment on a pu faire à la mé-moire du Cardinal de Richelieu, Y affrontd'imaginer qu’un tel Livre étoit de lui,il répond que " les hommes réfléchissent„ peu, qu’iis lisent avec négligence, qu’ils„ jugent avec précipitation, & qu’ils re-„ çoi vent les opinions comme la monnoie,„ parce qu’elle est courante.
Ces aflertions hardies & tranchantes,ont été soutenues par un très-grand nom-bre de difficultés contre l’authenticité dece Testament, qui ont été examinées pardes hommes qui réfléchiffent beaucoup,qui ne lisent pas avec négligence , qui nejugent pas avec précipitation , & qui nereçoivent pas les opinions comme la mon-noie , parce qu elle efì courante ; & lerésultat de leur examen a été, que le Tes-tament politique, imprimé sous le nom duCardinal de Richelieu, étoit véritablementde lui.
M. de Foncemagne, de l’Académie desInscriptions & Belles-Lettres, fut le pre-mier qui entreprit la défense de l’opinionpublique. Après un examen solide & réflé-chi des objections proposées dans l’Ecritintitulé, Des Mensonges imprimés , il lesréfuta toutes dans une Lettre qui fut re-çue avec applaudissement.
Les Journaux de Trévoux en donne-