104 Traité des PreuvesOn ne doit pas non plus trouver étrangeque le Cardinal ait nommé, dans son Tes-tament, Madame duFargis, Dame d’Atourde la Reine régnante; la Far gis , c’estainsi qu’elle est nommée dans le Journal deRichelieu, dont on n’a jamais douté qu’ilne fût l’Auteur. Les deux frétés de Maril-lac, dont l’un étoit Garde des Sceaux, &l’autre Maréchal de France, y font appel-lés les Marillacs; il n’y a pas plus d’in-convénient à l’un qu’à l'autre.
On objecte encore qu’il n’a pas pu direau Roi, lorsque V. M. se résolut de medonner en même- temps , & Ventrée deson Conseil , & grande part à sa con-fiance , je lui promis d'employer touteVautorité qu'il lui plairoit me donnerpour ruiner le parti Huguenot , rabais-ser les Grands , &c. fous prétexte qu’iln’entra au Conseil qu’en 1624, & qu’il nesut déclaré principal Ministre qu’en 1629.
Mais qui ne fait que, s’il n’eut d’abordque le second rang dans le Conseil, oùle Cardinal de la Rochefoucaut le pré-céda , comme plus ancien Cardinal, ily eut bientôt acquis un crédit supérieur àcelui des autres Ministres, ainsi que M. deBrienne l’avoit prévu. C’est pourquoi leMóm. de Cardinal joint à Ventrée dans le Con-T. 1. Jetl , une grande part à la confiance du