de la Vérité de s Histoire. I cr>comme témoin, dans le secret de ces visi-tes nocturnes. D’où peut-il donc les avoirsues? Sans doute de quelqu’un de ceuxquiétoienc dans la confidence, tel que le Ma-réchal de Brezé & le Maréchal de la Meil-leraye.
Or, on ne croira pas aisément que l’onait confié de pareils secrets au jeune Abbéde Retz, du vivant du Cardinal de Riche-lieu; & si l’on a été obligé d’attendrequ’ilfût mort pour les lui révéler, ces galante-ries n’étoient donc pas aussi publiques niaussi éclatantes qu’on voudroit nous lepersuader.
A l’égard desTheses d’amour qu’ilfaisoitsoutenir, dit-on, chez sa niece, ne pourroit-onpas répondre quec’étoient de mauvaisesplaisanteries de société, dans le goût de cetemps-là,. qui se paíîòient dans l’intérieurdes familles, qui n’ont jamais dû avoir uneplace dans l’histoire, & qui n’influoient enrien fur les mœurs & fur la conduite deceux qui s’en amufoient.
Mais la principale question est ici de sa-voir, si ces galanteries (vraies ou fausses)du Cardinal de Richelieu, étoient spécia-lement connues de Louis XIII ; ce qui estabsolument nécessaire pour que l’on puiflèdire qu’ellesl’auroientempêché de recom-mander la chasteté à ce Prince dans son