i ío Traité des PreuvesTestament politique. Car sìl les avait igno-rées, quoiqu’elles fuílènt très-véritables,rien n’auroit empêché le Cardinal de luiprêcher une morale qu’il ne pratiquoicpas. Or, on a mille raisons de croire queLouis XIII n'en a jamais eu aucune con-noifíànce.
i°. Le Cardinal de Retz assure lui-mê-me, dans le portrait de Richelieu, qu'iîavoìt ajsez de religion pour le monde ;ce qui ne peut signifier autre chose, sinonqu’il observait aíTèz les dehors de la Reli-gion , pour faire croire au monde qu’il enavoìt, quoiqu’il n’en eût pas ; & que s’il nela fuivoit pas dans fa conduite particulière, ìil favoit au moins sauver les apparences. j
Or, un Prélat qui entretiendrait publi-quement des liaisons scandaleuses avec desfilles & des femmes prostituées, dont le jRoi lui-même ferait informé, sauverait-i! j
les apparences ? j
a°. On a des Pieces authentiques, quv ,nous apprennent les plaintes que LouisXIII faisait du Cardinal dans les entretiensparticuliers qu’il avait avec le Pere Cauf-fin, son Confesièur; il n’y est pas dit unseul mot de ces galanteries. Le Roi fe plai-gnait seulement de son faste, & de la dé-pense excessive de sa maison ; il était scan-dalisé de ce qu’il ne disoic pas son Dreviai-