de la Vérité de VHìfloire. 111
re. S’il avoic su qu’H étoit coupable desdésordres que le Cardinal de Retz lui at-tribue, il ne lesauroit pas passés fous silence.
3°. On fait d’ailleurs combien le Cardi-nal étoit attentif & habile à éloigner duRoi tous ceux qui pouvoient lui faire desrapports désavantageux à son Ministre. Qui-conque s’avisoit de parler au Roi contrelui, étoit sûr d’être perdu; & le Roi étoitle premier à 1 en avertir, & à les lui sa-crifier. Les vérités les plus certaines &les plus connues, ne parviennent pas aisé-ment aux oreilles d'un Prince de ce ca-ractère.
4°. Enfin, si l'on ne doit pas croire quele Testament politique soit l'ouvrage duCardinal, parce qu’un homme qui avoirdes maîtresses, n'auroit pas eu le frontd’exhorter le Roi à la chasteté, il faudroitdonc rayer des Mémoires de Montchal ,Archevêque de Toulouse, l’endroit où ilnous apprend que le Cardinal de Riche-lieu demanda un Bref au St. Siégé ?pour faire faire le Procès aux Evêquesmal-vivants , par la raison qu’un Prélatqui avoit publiquement des maîtresses,n’auroit pas eu le front de demander quel’on fît le procès à ceux des Evêques quin’auroient fait que suivre ses exemples.
Montchal ajoute, " que , par la grâce de