de la Vérité de T Histoire. 235férents Corps qui 011c combattu , & desmouvements particuliers qui ont suspenduou déterminé la victoire. On ne les apprendordinairement que par les relations qui enont été publiées, & qui font souvent fau-tives & contradictoires. 11 y a pourtant desréglés qu’un Historien doit observer pourdécouvrir la vérité, autant qu’il est possible.La premiere est de préférer toujours le té-moignage de ceux qui étoient présents àl’action, à celui des Ecrivains qui n’y étoientpas, & qui n’en ont parlé que fur des oui-dire.
Le Pere Daniel remarque, en faisant lerécit de la Bataille de Jarnac, que les re-lations de Castelnau & deTavanne, quis’ytrouvèrent tous deux, ne s’accordent pasfur une circonsance assez considérable.II s’agit de savoir si l’Amiral, & son frered’Andelot, soutinrent avec beaucoup de ré-solution l’attaque du Duc de Montpensier.Castelnau rassure positivement. On lit dansles Mémoires de Tavanne, que l'Amiral& d'Andelot agirent fort mollement encette occasion , & qu'étant venus à lalongueur des lances , ils tournèrent àgauche , & laijferent tomber tout lepoids du combat fur le Prince de Condé.Tant il es vrai , dit le Pere Daniel, qu'iles difficile de savoir exactement ce qui