de la Vérité de VHifìoirc. 237au caractère connu de Coligny & de sonfrere d’Andelot, qui ne furent jamais ac-cusés de manquer de courage & de pré-sence d’esprit dans les occasions périlleu-ses , où il s’agisToit de soutenir les intérêts duparti qu’ils a voient embrassé, avec autantde chaleur, que les Tavannes en avoiencpour le parti contraire.
C’est en pesant ainsi la valeur des diffé-rents témoignages, que l’on peut parvenirh découvrir la vérité, par la comparaisondes divers intérêts qui font parler les té-moins, combinés avec le caractère parti-culier de ceux qu’ils accusent ou qu’ils jus-tifient. Mais que faire, dit-on, quand lesGénéraux eux-mêmes se sont attribué lavictoire dans des Relations publiques, oùils se contredisent réciproquement; quandon voit qu’une victoire a été célébrée dansles deux camps, avec le même éclat & lesmêmes signes-de réjouifiance ? II faut voiralors quelles ont été les suites de cette ac-tion ; laquelle des deux Armées est demeu-rée maîtresse du champ de Bataille; laquelledes deux a eu le temps & la liberté de trans-porter ses blessés ; laquelle des deux s’esttrouvée en état, après faction, de faire unSiégé que l’ennemi vouloir empêcher, oude pénétrer plus avant dans un Pays qu’ilvouloir couvrir. C’est la seconde réglé que