de la Vérité de l'HiJìoìre. 349bloit tellement aux portraits d’Alexandreque l'on lui donnoit le nom de ce Héros ;ce qui ne lui déplaifoic pas. Le même His-torien fait un portrait affreux de la figurede Sylla, qui avoir, dit-il, les yeux étin-celants , le visage couperosé& parsemé,en quelques endroits, de taches blanches;,ce qui faisoit dire au Peuple d’Athenes, queson teint restèmbloit à la couleur des mmres, fur lesquelles on auroit jetté de la fa-rine. M. deThou, grand imitateur des An-ciens , prétend que le visage du Baron desAdrets, si fameux parfes cruautés dans nosguerres civiles, restèmbloit parfaitement àcelui de Sylla, tel qu’il est dépeint par Plu-tarque.
Strada, qui écrivoit, comme M. deThou, dans le goût& dans le style des an-ciens Romains, comparant Guillaume I,Prince d’Orange, avec le Comte d’Egmont,nous peint celui-ci comme un homme pleinde confiance en lui-même, d’une humeurgaie, d’un caractère franc & ouvert, oc-cupé du présent, fans penser h l’avenir; prêtà tout, ne prévoyant rien; plus capable deremédier à un malheur imprévu,, que deprendre les précautions nécestàires pour leprévenir ; & plus propre à agir avec vigueurdans un combat, qu’à opiner dans un con-seil avec réflexion..