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ment , mais je les éleve depuis faiísieu de derriè-re , jusques vers le haut des moutons de devant, *de maniéré que mes grandes roues de devantpuissent braquer dessous.
La situation des soupentes s’éloigne encoreplus ici de i’usage ordinaire : celles-ci embras-sent laVoiture par le milieu, a la maniéré des bran-cards de Litiere. Voici leur chemin du devantau derriere. Des tasseaux, ou manchettes, atta-chés au haut des moutons auxquels elles sontbre-dies, elles vont passer fous une poulie arrêtée aupied cornier de devant; delà, coulant íous la gla-ce de côté , elies trouvent une poulie pareille, au
pied cornier de derriere, íous laquelle ayant en-core passé, elles roulent siir une troisième pouliesoutenue par des consoles, dont les pieds entrentdans les brancards vers Pailsieu de derriere : delàelles vont íè rendre aux crics qui sont sor les em-panons. Il est aisé de connoître, à cette desorip-tion, qu’il est impossible que ces soupentes soientlarges & plates, il les faut absolument rondes,soit de deux ou trois cuirs étroits , f un sor l’autre ,soit de corde de.chanvre, de nerfs, ou à boyau.C'est à ces dernieres que je donne la préférence,comme aux plus fortes de toutes les cordes quise fabriquent, Sc qui ont le plus de ressort. Onles graisse avec du savon-, Sc on les recouvre avecdes fourreaux de cuir graissés en dedans ; il fautqu’eiies sorrent un peu la Voiture en f embrasant :ce qui servira de guindage pour adoucir les coupsde côté. Voici