L I Y R E IV, C h a i>. vu. X 83
Sculpteur Polyclète , el que Pausanias acheva ; on lux avoil donné le nom cle Tholus , à cause deses voûtes : le troisième de ces édifices se trouvoit à Sparte , et c’étoit dans ce temple qu’étoientplacées les statues de Jupiter et de Ténus.' (1) Le quatrième éloit à Elis. (2). Le cinquième àManlinée ( 3 ) ; il s’appeloit le commun foyer E tria) ; il y avoil aussi, dans d’autres endroits,
des édifices qui porioient le même nom , tel que celui de Rhodes ( 4 ), et celui de Cannus (5) dansla Carie. Enfin le sixième éloit le trésor de Mynias à Orchomène (6) ; mais quoique sur les pierresgravées, où le corps d’Hector est traîné autour des murs de Troie , on voie des temples ronds ,ce n’est pas une raison pour en conclure que ces temples avoient cette forme. Sur le vaisseau d’unegrandeur extraordinaire que Ptolomée Philopator, roi d’Egypte, fit construire, il y avoil un templerond , consacré à Vénus (7) ; et l’on sait que sur les vaisseaux des anciens ^ (8) il y avoit des toursrondes avec des toits en voûtes, ou des coupoles, ainsi que des tours carrées d’une forte maçon-nerie (g). L’ancien architecte San Gallo , dans son livre de dessins sur vélin , qui est dans la biblio-thèque du palais Barberin , parle d’un temple rond de Delphes consacré à Apollon. On ne peutpas assurer que le temple que Périclès (10) fit construire à Eleusis , ait eu une forme circulaire ;mais quand il auroil été d’une forme carrée , il n est pas moins certain qu’il éloit couronné par unecoupole , et une espèce de lanterne. On voit cette lanterne et une coupole sur le tambour d’untemple carré , représenté sur le plus grand sarcophage qu’on ait conservé de l’antiquité , qui se trouveà Rome dans la Villa Moirani, près de la porte de S.‘ Sébastien.
Le tambour ou dôme n’est donc point d’une invention moderne. Les temples ronds étoient pluscommuns chez les Romains que chez les Grecs : quelques-uns dévoient cette forme à un motif allé-gorique, tel que le temple de Testa (11), bâti par Romulusj comme celui de Manlinée semble avoirdû le sien au foyer du feu. Un temple circulaire de la Thrace } dédié au soleil , avoit pour objetle symbole du disque de cet astre. (12)
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Les temples ronds s’appeloient monoplères, lorsque le toit étoit posé sur les colonnes, sans avoirde muraille qui formoit l’enceinte d’une Cella dans le milieu : on les nommoit périptère, lorsqu’ilsavoient cette Cella.
Nous avons vu que le mot nTEpùv signifioit l’aile d’un oiseau , et que, par analogie, on a aussidonné ce nom aux rangs de colonnes qui enlouroient les temples , parce que s’étendant sur lescôtés , ils étoient comme les ailes de l’édifice 5 la Cella , ou intérieur du temple en étoit commele corps : ainsi le mot monoplère signifie un temple, qui a seulement les ailes sans avoir Je corps ,parce qu’il lui manque celte enceinte de murs qui forme la Cella : et non parce que l’on sup-pose que ce temple n’a qu’une seule aile ou un rang de colonnes, qui tourne tout autour : ces templess’appefient périptère, et on se servoit de la même expression , pour désigner les temples ronds,
(1) Id. Liv. II.
(7) Athen. Deipnos, Liv. V. '
(2) Id. Lit. V.
(8) Descjdpt. des pierres grave'es du cab. de Stosch, , par Winkelman
( 3 ) ld. Liv. VIII.
(9)
( 4 ) Exempt. Polib. Liv. XXVIII.
(10) Plutarch. vit. Pe'ricl.
( 5 ) Appian. Mithridat.
(11) Festus. V. Jtolunda œdes.
( 5 ) Pausan, , Liv. IX.
(n) Macrob. Saturn. Lib. I,* r Chap. 18.
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