LIVRE VIII, C h a p.
IY.
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composé en partie de terre, il se trouve plusieurs sortes d’humeurs, tels que lesang, le lait, la sueur, l’urine, les larmes; si, dis-je, cette petite portion de terrecontient tant de choses si differentes enlr’elles, on ne doit pas s’étonner que danstoute l’étendue de la terre, il se trouve une diversité innombrable de sucs dontles eaux s’imprégnent en les traversant dans les veines souterraines , et les commu-niquent aux sources des fontaines, qui tirent leurs diverses qualités des propriétésde la terre, qui est si différente dans chaque pays.
J’ai vérifié moi-même beaucoup de ces choses : j’ai trouvé le reste dans lesouvrages des auteurs grecs, tels que ceux de Théophraste, Timiée, Possidonius ,lïegesius, Hérodote, Aristide, Métro dore, qui ont écrit, avec le plus grand soin,tout ce qu’ils ont appris sur les propriétés des différents endroits de la terre, surles vertus des eaux, qu’ils attribuent à la situation des pays à l’égard du ciel, quivarie suivant les climats. J’ai puisé dans leurs livres tout ceXqtie j’ai écrit sur cesujet, afin qu’on puisse plus aisément choisir les sources, dont les eaux seront lesmeilleures, pour futilité des villes dans lesquelles on voudra les conduire : car iln’y a rien au monde dont l’usage soit aussi nécessaire que l’eau. En effet, tousles animaux qui existent dans la nature, peuvent se passer de bled, des fruits desarbres, de la chair ou du poisson; il leur suffit davoir quelqu’une de ces chosesqui servent ordinairement à la nourriture ; mais sans eau, les animaux, et tout cequi sert à les alimenter, ne peut ni naître ni se conserver. Il faut donc apporterle plus grand soin à choisir des sources dont les eaux contribuent à entretenirles hommes dans une parfaite santé.
REMARQUES.
Vitruve est le seul, parmi les anciens, qui parle de ce château d’ismuc ; et les modernes, qui.en parlent, citent, pour toute autorité, cet auteur. Il est aussi le seul qui parle de Jule, fils deMassinissa. Sallusie , qui nomme tous les fils de Massinissa , le célèbre ami des Romains, ne ditrien de celui - ci : il y en a qui disent que ce Massinissa est trop éloigné du temps d’Auguste ,pour qu’il soit possible que Vitruve ait vu de ses enfans ; et de là ils tirent un argument en faveurde ceux qui ne veulent pas que Vitruve florissoit du temps d’Auguste; mais comme il est constantque ce Massinissa eut beaucoup d’enfans 1 , même dans son extrême vieillesse , il n’y a rien quiempêche de croire que le fils qu’il eut d’une concubine, à quatre-vingt-douze ans, ne soit le C. Juliusdont parle Aitruve. Il seroit important néanmoins de connoître plus exactement quel est ceMassinissa, pour fixer plus sûrement l’époque où Vitruve écrivoil.
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