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L' architecture de Vitruve : traduite en françois, avec des remarques / par De Bioul
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Introduction.

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quils fussent; car, cest à ceux qui, dès leur tendre jeunesse, ont orné leur espritdune bonne doctrine et des excellens principes de la sagesse, quil appartient derégir les villes par de bonnes lois, sans lesquelles il est impossible que les étatspuissent subsister.

Si les grands hommes sont les premiers bienfaiteurs de lhumanité , par lesouvrages quils publient, je crois quils méritent, non - seulement dêtre honoréspar des palmes et des couronnes, mais quon doit encore leur décerner destriomphes , et les mettre ail rang des dieux. Je me propose de rapporter quelquesexemples des découvertes les plus utiles à la vie humaine et à la société, que desauteurs anciens nous ont transmises dans leurs écrits ; on avouera quils méritoientautant dhonneur que de reconnoissance.

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Je commencerai par une découverte de Platon ; de toutes celles quil a démon-trées, celle-ci est la plus utile ; voici comme il lexplique.

REMARQUES.

Aristote , dans la XXX. c section de ses problèmes , examine quelles sont les raisons pour les-quelles les anciens honoroient plutôt les athlètes que les savans ; il en rapporte deux : la premièreest quon estime et quon admire les choses qui se font par la puissance humaine , et non pas cellesque la puissance humaine trouve faites. Or, dit-il, la victoire dun athlète est louvrage de la forceet de ladresse du corps ; au lieu que toute lintelligence dun philosophe ou des mathématiciensnaboutit quà trouver ce qui existe déjà sans elle, puisque les plus belles spéculations se, font surdes choses existantes avant la spéculation. Par exemple, les trois angles de toutes sortes de trianglesauroient toujours été égaux,, à deux droits, quand personne ny auroic-jamais pensé.

La seconde raison , cest que tout le monde peut juger de la force du corps. Il ny a personnequi ne puisse dire quel est celui qui surpasse les autres à la course, à la lutte et dans les autresexercices de ce genre. Il nen est pas de même des productions de lesprit : les personnes qui ontassez de lalens et de lumières pour les juger, sont en trop petit nombre.

Les trois premiers chapitres de ce livre , devroient faire partie de îfntroduction , puisquils con-tiennent trois découvertes faites par danciens philosophes , que lauteur rapporte comme exemples,pour prouver lavantage de la philosophie. Le premier chapitre en contient une de Platon , lesecond une de Pythagore , et le troisième , enfin , une dArchimède. Elles nont aucun rapport aveclobjet principal de ce livre, qui traite de la gnomonique. Ensuite , la manière dont lauteur terminele troisième chapitre, prouve évidemment que cétoit seulement que finissoil lintroduction, etque devoit commencer le livre. Cependant, à lexemple de Galiani, je nai rien voulu changer àlancienne division des chapitres; mais , comme lui, je me suis abstenu dy mettre des titres pour lesdistinguer des autres.

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