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Tome premier.
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RÉGION CENTRALE. — BASSIN DU SAINT-LAURENT .

Ifuron 1 g nîiyigâtcur est souvent nssuilli pflr (le violentes tempêtes nccompn^nees de tonnerre et dcclüirs plus cpouvtin-tables que dans aucune autre partie de l’Amérique septentrionale.

A l'angle occidental du lac Huron s’ouvre le lac Michigan , qui pourrait être considéré seulement comme une dépen-dance du précèdent, s'enfonçant dans une baie d’au moins 300 milles (483 kilom.) de longueur, sur GO (97 kilom.) delargeur, et dont la circonférence est de 731 milles (1,172 kilom.). Entre ces deux lacs est une Péninsule qui dans sa plusgrande largeur a 150 milles (241 kilom.), et d’où partent quelques rivières et un grand nombre de petits cours d'eau quise déchargent dans le Michigan . Du côté du nord, le lac Duron reçoit plusieurs rivières assez considérables. L’une d’elles,la Rivière-Française , part du lac N ipissing, d’où une suite d’autres cours d’eau , séparés seulement par de courts portages,établissent une communication avec l’Ottawa qui joint le Saint-Laurent près de Montréal. A l'extrémité orientale du lacHuron est la rivière Matchedash qui, à travers une autre suite de lacs, entre lesquels il n’y a qu un portage fort court,lie le lac, Huron au lac Ontario . Cette communication, si elle était perfectionnée, abrégerait de beaucoup la distanceentre les points extrêmes du bassin du Saint-Laurent ; elle serait facile à améliorer, et doit devenir prochainement très-avantageuse pour le Haut-Canada .

En sortant du lac Huron au sud , les eaux se resserrent en une rivière appelée Saint-Clair, qui coule entre des bordsd'une élévation médiocre, formant un beau paysage pendant une distance de 60 milles (97 kilom.), presque droit au sud ;ensuite elle se déploie et forme le petit lac Saint-Clair, presque de forme circulaire, de 30 milles de diamètre (48 kilom.)et d’environ 90 ( 143 kilom.) de circuit. Au sortir de ce lac les eaux reprennent la forme d’une rivière appelée le Détroit ,dirigée aussi vers le sud, pendant 30 milles jusqu’au lac Érié. D’espace en espace le Détroit est coupé par des îles dedifférentes grandeurs, dont les plus considérables ont environ 10 milles (lfi kilom. ) de long.

Le Détroit débouché à l'extrémité sud-ouest du lac Érié. Ce lac s’étend du sud-ouest au nord-est sur une longueur de230 milles (402 kilom.). Sa plus grande largeur est de 63 milles et demi (102 kilom.), et sa circonférence de638 milles (1,039 kilom.). Près du Détroit il est parsemé d’un grand nombre d’îles pittoresques. Sur ce lac il arrive fré-quemment, surtout en automne, des coups de vent qui occasionnent de fortes vagues avec tous les caractères des grostemps en mer.

Par son extrémité nord-est, le lac Érié communique avec le lac Ontario au moyen de la rivière Niagara , qui a38 milles de longueur (61 kilom.) et depuis un demi-mille jusqu'à 2 milles et demi de largeur. Sa direction est à peuprès du sud au nord. Çà et là elle est partagée en deux par des îles dont la plus considérable, connue sous lenom de Grand Island , a 7 milles (11 kilom.) de longueur. Son cours est impétueux ; roulant fréquemment sur unfond inégal et plein de rochers, il offre une surface très-agitée. Les bords de chaque côté de la rivière sont presque à picet ont beaucoup plus de 30 toises de hauteur perpendiculaire.

Du côté de l’ouest, la route rase ces bords et permet au voyageur d’admirer le fleuve et le pays environnant qui est très-habité et dans un excellent état de culture ; et bientôt l'esprit se perd dans l'étonnement à la vue de la prodigieuse cata-racte du Niagara, sans contredit l’un des spectacles les plus extraordinaires de la nature.

A 5 milles de la grande cataracte se trouve un autre spectacle presque aussi terrible et aussi curieux, appelé letournant; c’est le courant qui descend de la cataracte et qui tourne sur lui-même avec une violence impétueuse autourd'un bassin naturel renfermé entre quelques promontoires garnis de rochers où il forme un gouffre. En s'écartant ainside sa direction en ligne droite et en se tenant en quelque sorte renfermé quelque temps dans une baie, le courant ralentitsa fougue et s'avance plus tranquillement vers le lac Ontario , l’ius loin, pendant l’espace de 7 milles, jusqu’à laville de Niagara, la rivière forme un port vaste et excellent pour les vaisseaux de toute grandeur, qui est parfaitementabrité de chaque côté par des rivages élevés avec un bon ancrage sur tous les points.

Le lac Ontario où se décharge la rivière Niagara a, depuis la baie de Burlington jusqu’à Kingston , une longueur de200 milles (322 kilom.) ; sa plus grande largeur est de 60 milles (97 kilom.) et sa circonférence de 467 (731 kilom.).i.a profondeur de l'eau y varie beaucoup, mais elle est rarement de moins de 2 m ,70 ou de plus de 43 m , excepté au milieuoù Ion a enfoncé une soude de 300 brasses (273 ,u ) sans trouver le fond. Il est dirigé à peu près de l’est à l'ouest, etse? mages offrent à la vue une grande diversité. Vers le nord-est ils sont bas et marécageux; au nord et au nord-ouestils sikwent très-haut, mais ils se rabaissent beaucoup vers le sud. Parmi le grand nombre de rivières qui se jettentdans le lac Ontario, si Ion excepte la Génesoe et l’Oswégo , il n'y en a aucune qui mérite une attention particulière.Elles ont toutes une barre qui en obstrue l’entrée. II y a quelques belles baies et des mouillages dans les terres où lesbâtiments de toute espèce peuvent trouver un abri contre le mauvais temps. La baie de Burlington est à la fois spacieuseet sûre; mais son entrée étroite a si peu de profondeur qu’elle ne peut recevoir que des bateaux. La baie llungry, aucontraire, est remarquable par le bon ancrage et l'excellent abri qu elle offre en toute saison entre diverses îles aux plusgrands bâtiments. Les i>orts d’York et de Kingston, qui appartiennent aux Anglais , et celui de Sackett qui est aux Amé-ricains , sont incontestablement les meilleurs qu’il y ait sur le lac. A l’égard des ports, le lac Ontario est ainsi beaucoup