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SECONDE PARTIE. SECTION I. CHAPITRE I.
lature, et par celui-ci à M. Hawley, donna lieu à quelques articles de journal écritspar ce dernier, et en 1808 à une proposition de M. Forrnan dans la législature. Confor-mément à cette proposition, quelques études préparatoires furent ordonnées, et ellesfurent confiées à M. Geddes. Le résultat des recherches de cet ingénieur fut qu’il étaitpossible de joindre l’Hudson au lac Érié , non-seulement par l’intermédiaire du lacOntario, au moyen d’un canal latéral à la rivière Niagara qui réunit les deux lacs, maisencore directement par l'intérieur des terres, sans courir les chances de la navigation dulac Ontario , et sans s’exposer à y rencontrer, en cas de guerre, des croisières anglaises.Le plateau , d’une médiocre élévation, sur lequel le Mohawk prend naissance, et quisépare le bassin de l’IIudson de celui du Saint-Laurent, offre, comme le remarquaM. Geddes, les plus grandes facilités d’alimentation pour une navigation artificiellebien autrement permanente que celle que permettaient les ouvrages de la Western,inland lock Navigation Company. Le passage de ce premier plateau à celui plus élevédont le lac Érié occupe une dépression, parut à M. Geddes, après une inspection som-maire , une opération fort praticable. Sa conclusion fut que le tracé par l’intérieur,évitant la traversée du lac Ontario , était celui qui, dans l’intérêt bien entendu del'État, méritait la préférence, quoique ce dût être le plus dispendieux.
Au mois de mars 1810, la législature chargea une commission d’organiser des étudesplus approfondies. Les membres de cette commission étaient MM. Gouverneur Morris,Étienne Van Rensselaer, de Witt Clinton, Simeon de Witt, Thomas Eddy et Pierre11. Porter. Le 2 mars 1811, les Commissaires firent un rapport qui respire une nobleaudace. Ils se prononcèrent hardiment pour le tracé par l’intérieur, sans solution d<continuité, depuis l’Hudson jusqu’au lac Érié , quoique, pour un État pauvre qucomptait à peine un million d’habitants, l’économie évidente que devait présenter hpassage au travers du lac Ontario fût un appât tentant. Ils jugèrent que c’était le seulmoven d’obtenir des communications régulières et sûres avec le littoral des autresgrands lacs qui débouchent dans le lac Érié . Ils crurent aussi qu’un canal qui établiraitune liaison entre le lac Érié et le lac Ontario profiterait moins aux États-Unis qu’auxcolons anglais du Canada, moins à New-York qu’à Montréal , parce qu’une fois sur lelac Ontario , les marchandises descendraient le Saint-Laurent, disaient-ils, et neviendraient pas chercher 1 Hudson. Ils examinèrent la question d’ouvrir le canal surdes dimensions suffisantes pour les caboteurs , afin de se mettre a l’abri de la concur-rence du Saint-Laurent. A cet égard pourtant, ils conclurent, mais à regret, par lanégative. Le canal Érié , tel qu’on le concevait alors, devait avoir 499 kilom., et coûter^0,067,000 fr. (5,000,000 doll. ). Ils insistèrent pour qu’il fût entrepris par l’État oupar l’Union, et non par une compagnie.
Immédiatement après la lecture du rapport, l’un des Commissaires, de Witt Clinton,dont le nom devait aller à la postérité associé à celui du grand ouvrage dont il a été leplus ardent promoteur, proposa un l>ill pour la nomination d’une commission chargéede préparer l’accomplissement du canal. Le 8 avril, le bill avait été voté par les deuxchambres de la législature. Les Commissaires nommés étaient les membres de la pré-cédente commission, auxquels on avait adjoint Robert Fulton , qui avait rendu au pays