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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION I. CHAPITRE IV.

Une partie des écluses, et notamment celles qui sont situées entre Mount-Morris etRoehester, devaient être en pierre de taille, dont il existe de belles carrières dans lesbancs calcaires de Caledonia, village situé dans le comté de Livingston, à peu près àmoitié chemin entre Roehester et Mount-Morris,<et dans ceux d’Avon, qui est plus hau t,sur la rive droite de la Génesee. Mais dans la vallée de Cushaqua, par exemple, en amontde Brushville, il faudra recourir à des écluses du système mixte en pierre sèche et en bois ;il paraît même que ce système mixte a été préféré, au dernier moment, pour plusieursécluses dont la construction en pierre de taille avait été décidée. En outre d’un grandpont-aqueduc sur la Génesee à Portageville, il y en aura un assez difficile à établir surle Canadea. La tranchée de Williams ne sera pas la seule; d’après le rapport de 1839 , ildoit y en avoir une autre dans le voisinage, au-dessous de Portageville, tout près de larivière. Elle aura 450 ra de long, et atteindra la profondeur maximum de 30 m , dont 9 m àtravers un tuf mélangé de sables mouvants, et le reste dans le roc. Il est possiblequ’on la remplace partiellement par un souterrain.

Les escarpements, composés de roches peu consistantes, donnent beaucoup d’embar-ras dans la construction de ce canal.

Le bief de partage sera alimenté par des réservoirs ou par des bassins naturels facilesà agrandir, dans lesquels on réunira les eaux de divers ruisseaux tels que l’Ischua,J’Oil, le Black, le Litlle Oil et le Swarnp, et cellesdes étangs de Lime, de Fish, de Beaveret de Mud. M. Mills estimait, en 1834, qu’on pourrait, moyennant une somme de185,730 fr., construire des réservoirs et creuser des rigoles qui suffiraient à donner aucanal 10'"- cl ' b -,50 par seconde pendant 140 jours. Du reste, au-dessous du bief de par-tage , on doit avoir plusieurs prises d’eau dans la Génesee , une dans le West-Koy Creek,à 1 kilom. au-dessus de Mixville,et d’autres dans le Canaseraga, l’Allen Creek et d'autrescours d’eau. Quoique les devis dressés par M. Mills, en 1834, paraissent devoir être,pour divers motifs, de beaucoup dépassés, tout autorise à penser que l’alimentationde ce canal sera facile et pourra être effectuée à peu de frais.

Les dimensions de ce canal sont légèrement différentes de celles adoptées primitive-ment pour le canal Érié. D’après le rapport des Commissaires des Canaux, du 20 jan-vier 1838, il doit avoir 12 m ,81 de large à la ligne d’eau, et 7 m ,93 au plafond. La profon-deur d’eau y sera de l m ,22. Ainsi sa section ne diffère de celle du canal Érié qu’en ceque l’inclinaison du talus y sera de 1 sur 2, au lieu de 2 sur 3. Le chemin de halageest élevé de 0 m ,90 au-dessus de la ligne de flottaison; les écluses ont, comme celles ducanal Érié, 27 m ,45 de long sur 4 m ,57 de large.

AOlean, l’Alléghany offre une bonne navigation descendante pendant les crues duprintemps. II est même praticable, pendant une grande partie de l’année, pour les ba-teaux qui ne tirent que 40 cent, d’eau. Il ne présente sur toute l’étendue de son coin sni cataractes, ni rochers. Sa pente paraît être assez uniformément , sur une grandedistance , au-dessous d’Olean , de 0 m ,00047 par mètre. On assure qu’il serait facile del’améliorer à peu de frais.

Autrefois l’Alléghany jouait un grand rôle dans les communications entre l’Est et1 Ouest. Les marchandises et surtout les émigrants venaient du littoral s’embarquer à