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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION I. CHAPITRE V.

Albany, on a pris un espace assez large et d’une grande longueur sur le lit du fleuvelui-même , et on a formé ainsi une sorte de bassin à flot, séparé du fleuve par une diguelongitudinale qu’on a même prolongée beaucoup plus bas, afin d’avoir un quai et unemplacement pour déposer des produits encombrants. On a ainsi réduit le fleuve à 250 m .La présence de cette digue a eu pour résultat d’approfondir le lit sur tout son dévelop-pement , dans une forte proportion. Le long de la digue, il y a maintenant, à l’étiage,2 m ,48 d’eau, là où l’on était exposé à en manquer. Avec une crue de 2"',44, qui est assezfréquente, cette hauteur d’eau devient de 4 m ,92, ce qui, avec la pente de 0 m ,000145 parmètre, qui, dans cet état de gonflement du fleuve, existe à la surface, donne uncourant au fond de l m ,07 par seconde, et ce courant déplace le gravier. Avec une cruede l m ,83 de plus, qui se présente quelquefois, la vitesse au fond est de l m ,30 par se-conde ; par conséquent, elle agit plus puissamment et peut déplacer de plus grossesmatières.

D’après ces considérations, la commission, passant en revue toute la partie du coursdu fleuve qui exigeait des améliorations, signala les bras secondaires à intercepterpendant l’été, et détermina la hauteur des digues submersibles en chaque point, ensubordonnant toutefois ses indications à un nouvel examen du régime du fleuve, dansle but de vérifier la nature des éléments dont se composaient les divers bancs de sable,ainsi que les données numériques relatives à la pente qu’offrait la surface du fleuve àdivers instants. Entre Waterford et Albany, elle fixa provisoirement la hauteur desdigues submersibles à 2 m ,75 au-dessus de l’étiage : entre Troy et Albany, cette hau-teur eût été graduellement amenée à 2 m ,44. En aval d’Albany, elle eût été presqueimmédiatement réduite à 2 m ,13.

A l’égard des sables et des graviers à faire disparaître, la commission avait à déciders’il valait mieux les enlever du lit du fleuve par des dragues, que de s’en rapporter aucourant pour les distribuer dans les cavités profondes qu’offre le chenal au-dessous deNew-Baltimore, et même sur quelques points entre New-Baltimore et Albany. En ad-mettant que, conformément à la proposition de l’ingénieur Clinton, on voulût dans lechenal 2 m ,75 d’eau, à l’époque des plus basses marées, la commission, s’en rappor-tant d’ailleurs aux sondages qui lui étaient présentés, trouva qu’il n’y aurait à dé-placer que 1,527,000 m - cub- pour avoir un chenal de 201 m ,30 de large. Répartie sur l’espacecompris entre New-Baltimore et la ville d’Hudson, espace où il y a une profondeur d’aumoins 5 m ,18, sauf un intervalle de 1,600 m , où l’on trouve le fond à 3 m ,60, celte masse con-sidérable de déblais n’élèverait moyennement le lit que de 0 m ,15. En se bornant à unchenal de 91”, la masse de sables et de graviers à déplacer eût été à peine de 763,000 m - cub -.Cependant, pour écarter tout danger de perturbation dans l’excellent régime du fleuveau-dessous de New-Baltimore, la commission fut d’avis de recourir au dragage. Il étaitentendu d’ailleurs qu’il faudrait garantir les rives et les îles de toute érosion, là oùle terrain qui les compose est de nature à êt re facilement rongé par le courant ; telavait été aussi le projet de M. Clinton.

La commission donna une attention particulière au passage du banc de l’Overslaughet du banc de Yan Buren. 11 était surtout important de faire disparaître le premier de