Band 
Tome premier.
Seite
193
JPEG-Download
 

193

ÉTAT DE NEW-YORK. — AMÉLIORATION DE L’HUDSON .

ces deux obstacles, puisque, moyennant cette opération , une belle navigation eut étéouverte entre Albany et New-York pendant tout l’été, et, par conséquent, le débou-ché du canal Érié se fût trouvé parfaitement assuré. Au passage de l’Overslaugh,l’Hudson , en y comprenant les îles, occupe une largeur moyenne de 1,300 à l,400 m ,sur environ 3,500 m de long. Le chenal est bordé à gauche par la grande île de Papscanee,qui s’étend plus en aval que le banc, car elle n’a pas moins de 5,000 m , et à droite parune série d’îles disposées dans l’ordre suivant, en descendant :

La Petite-Ile (Small Island ), qui est très-voisine, en aval, d’un quai de l,400 m delong, versant du bassin d’Albany , et le long duquel se prolonge la digue;

L’île de Bogart ;

L’île de Westerloo, qui se tient en arrière des deux précédentes, plus près de larive, de manière à avoir sa pointe supérieure couverte par la Petile-lle , et sa pointeinférieure garantie par l’île de Bogart ;

L’île de Van Rensselaer ;

L’île du Signal ( Beacon Island) ; à partir de la pointe méridionale de celte dernièreîle, le chenal est limité sur la droite par la rive du fleuve , où l’on trouve la pointe deWinnie, contre laquelle il y a beaucoup de profondeur.

D’après la commission, il fallait se borner, sur la gauche, à jeter un revêtement surl’ile de Papscanee, et à faire partir d’un point de la rive gauche, pris en dessus de l’ile,une jetée submersible, parallèle au courant, qui protégeât la tête de l’île. De l’extré-mité inférieure de l’île de Papscanee, extrémité qui est au-dessous de celle de l’Over-slaugh, serait partie une digue qui l’eût unie à l’île suivante , celle de Pixtaway. Sur ladroite, les travaux eussent été plus considérables et plus difficiles, parce que le cou-rant se jette de ce côté et se divise en divers chenaux étroits entre les îles. On auraitsubstitué une rive artificielle au bord naturel du fleuve, en se servant de la suite desîles, qu’on eût rattachées les unes aux autres, de manière à former une ligne continue.A cette fin, on eût fait partir de la tête de la Petite-Ile, en descendant, une jetée à peuprès parallèle au courant, qui eût cependant un peu repoussé le fil de l’eau vers la gau-che. Entre la Petite-Ile et l’île de Bogart, il y aurait eu une jetée qui se serait soudée àla tête de cette seconde île. De la pointe inférieure de l’île de Bogart, une digue seraitallée joindre la tête de l’île du Signal, laissant en arrière , c’est-à-dire entre elle et larive, l’île de Van Rensselaer, qui est plus éloignée du chenal que les deux autres.Cette même digue se fût prolongée de 800" au delà de l’extrémité inférieure de l’île duSignal. Le petit chenal compris entre l’extrémité inférieure de l’île de Westerloo et1 île de Bogart eût été barré. Ainsi, pendant les basses eaux et les eaux moyennes, lefleuve entier eût été resserré dans un espace de 250 à 400™. Moyennant ces ouvrages, lacommission pensait que le banc de l’Overslaugh devait être aisément enlevé, ou qu’aumoins les résultats du dragage y seraient perpétués. Sur ce banc il y avait envi-ron l m ,83 d’eau en moyenne pendant l’étiage. Or la commission calculait qu’avec desdigues de 2 m ,21 au-dessus de l’éliage on aurait, quand l’eau atteindrait le couronnementdes digues, un courant d’une vitesse de 0 m ,91 en moyenne et de 0 m ,76 au fond, quiserait de force à enlever le gros gravier. Elle estimait que bien avant que l’eau

25