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Tome premier.
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ETAT DE NEW-YORK.—AMÉLIORATION DE L7IUDS0N.

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En 1835, je visitai les travaux qui étaient en activité sur le banc de l’Overslaugh,au-dessous d’Albany , et sur celui de Van Buren, au-dessus de la même ville. Les diguespermanentes en sable et en gravier du capitaine Talcott coûtaient près d’un cinquièmede moins que les digues périssables en charpente de l’ingénieur Clinton. Elles reve-naient, par mètre courant, y compris le dragage et le transport des terres, à 140 fr.82 cent., et même, comme dans tous les cas il eût fallu subir la dépense du dragageet du transport des déblais, l’économie était en réalité de plus de cinquante pour cent.

On égalisait les talus des îles et on les recouvrait aussi d’un revêtement en caillouxramassés dans les champs, ou en moellon grossier extrait d’une carrière située sur lesbords du fleuve. Le prix moyen était, pour la première de ces opérations, de 1 fr. 35 c.par mètre courant sur l’île de Papscanee, et pour la seconde de 2 fr. 42 c. par mètrecarré. Le dragage s’effectuait à moins de frais que ne l’avait supposé M. Clinton. 11coûtait 84 c. par mètre cube, décharge et transport non compris, et on venait depasser marché avec un entrepreneur pour 152,000'"- cub - sur le pied de 44 c. 11 est vraiqu’on avait à fournir les machines à l’entrepreneur ; mais elles ne coûtaient que33,333 fr. (6,250 doll.) l’une, et l’entrepreneur se chargeait de les entretenir.Le dragage est demeuré à ce dernier taux pendant les campagnes de 1837 et de 1838.

Dans la session de 1835-36, le Congrès alloua une nouvelle somme de 533,333 fr.(100,000 doll.) au perfectionnement de l’Hudson. La campagne de 1836 fut employéeprincipalement sur l’Overslaugh. On y poursuivit, sauf les moditications de détailconçues par le capitaine Talcott, l’exécution du plan tracé par la commission, planqui consiste à établir une rive artificielle appuyée sur les îles. On travailla particu-lièrement à prolonger la digue commencée l’année précédente qui devait réunirl’île de Bogart à l’île du Signal. Au mois de mai suivant, quand vint la crue dudégel, les ouvrages eurent à souffrir. Lorsque le niveau de l’eau approcha du som-met des digues, sans cependant le dépasser, la pression supportée par les digues futtrop considérable. Elles ne purent résister partout, et le flot y ouvrit des brèches.Le capitaine Brewerton, qui avait succédé au capitaine Talcott, jugea alors qu’il con-viendrait d’égaliser la pression des deux côtés des digues en y ménageant quelquestrouées étroites, au moyen desquelles les bassins, compris en arrière des digues, entreelles et la rive, se rempliraient d’eau au même niveau que le chenal. Le capitaineBrewerton a établi ces orifices de telle sorte que jamais il ne pût y avoir derrière lesdigues un courant de plus de 0 ,n ,45 par seconde. Pour mieux se rendre le maître dela vitesse d’écoulement dans le long bassin placé derrière les digues qui bordentl’Overslaugh à droite, il a coupé ce bassin en deux par une petite jetée conduite del’île du Signal à la rive. En outre, il a ajouté aux digues un revêtement en argile,placé sous le revêtement en pierres, à leur couronnement et à la partie supérieurede chacun de leurs versants. 11 a dû renforcer aussi avec plus de soin la surface desîles.

L’ouverture ménagée dans la digue, vers le haut du banc de l’Overslaugh, a 116",51 engueule, 76 m ,25 au seuil; elle est creusée à 0 m ,91 au-dessous de la ligne del’éliage ordi-naire. Ses talus latéraux ne sont inclinés que de 1 sur 6.