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SECONDE PARTIE. SECTION I CHAPITRE V.
D’après une communication du capitaine Brewerton à une réunion publique descitoyens d’Albany, en date du 6 décembre 1838, les travaux nécessités par le bancde l’Overslaugh étaient alors près de leur terme. La quantité de sable et de gravierenlevée par les dragues sur ce banc était, à cette époque, de 259,507 m - cul \ Pour laconstruction des digues, on avait en outre pris dans le fleuve 36,833 mi:,,b -. Onavait déjà lieu de s’applaudir des résultats obtenus. Tout porte en effet à croire ausuccès. Il est fréquemment arrivé qu’on ait échoué dans des perfectionnements derivière en enlevant des bancs de sable, parce que ces obstacles constituent desbarrages naturels qui, partageant le cours des rivières en une série de biefs étagésles uns au-dessus des autres, ralentissent l’écoulement des eaux et les retiennentdans ces sortes de biefs. Lors donc que dans une rivière qui manque d’eau pen-dant l’été on fait disparaître les bancs de sable, on s’expose à n’avoir plus qu’uneprofondeur d’eau très-faible dans l’ensemble du chenal, et à ce que cette profondeurdevienne, sur beaucoup de points, inférieure à ce qu’elle était auparavant sur les bancsde sable eux-mêmes, parce que l’eau, n’étant plus arrêtée par les barrages, s’écoulerapidement. En pareille circonstance, le seul moyen d’améliorer la navigation, c’estde remplacer les grossiers barrages, que forment les bancs de sable, par des barragesréguliers, et, par exemple, par les barrages mobiles si heureusement combinéspar M. Poirée . Mais lorsque la pente du fleuve est extrêmement modérée, lorsqu’elleest presque nulle, et c’est le cas dans l’Hudson, l’enlèvement des bancs de sable n’apas l’inconvénient de mettre le lit à sec, et cette opération a des résultats durableslorsqu’elle est menée de front avec le rétrécissement du lit par des digues propres àdonner de la vitesse au courant, afin que les dépôts amenés par le fleuve à l’époquedes crues ne séjournent pas sur les bancs de sable et ne leur rendent pas ce que ladrague leur avait pris.
Les travaux exécutés au 1 er janvier 1839 ne dépassaient pas, en aval, la pointe deVan Wie, c’est-à-dire l’extrémité inférieure de l’Overslaugh. On projetait cepen-dant de les étendre un peu plus bas, jusqu’à Castleton . Au-dessus d’Albany, ilsseront moins considérables qu’au-dessous. Au-dessus de Trov, entre cette ville etWaterford, au moyen du barrage déjà établi en amont de Troy, et en raison de cequ’on se contente, pour cette portion du fleuve, d’une profondeur d’eau de l m ,83, il n’yaura que très-peu à faire.
On a dû enlever une partie des jetées et des épis précédemment construits. Ces ou-vrages, étranglant le chenal, constituaient, dans le lit du fleuve, de véritables écueils.
A la fin de la session 1837-38, c’est-à-dire vers le mois de juillet 1838,1eCongrès a alloué une nouvelle somme de 100,000 doll. Dès le printemps de la mêmeannée, les fonds disponibles étaient épuisés. Les villes d’Albany et de Troy, sentant lanécessité d’utiliser le temps, mirent alors à la disposition du capitaine Brewertonune somme de 15,000 doll. à reprendre sur les fonds que le Congrès devait voter selontoute apparence, et qu’il a votés en effet.