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Tome premier.
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ÉTAT DE NEW-YORK —MOUVEMENT COMMERCIAL DES CANAUX.

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CHAPITRE VII.

Mouvement commercial des canaux de l’État de New-York.

les effets de la construction du canal Érié ont surpassé tout ce qu’on en attendait. — Avantage qui en est résulté pourles autres États de l’Union ; meules de la Ferté-sous-Jouarre dans les États d'Ohio, d'Illinois et de Michigan ; marinedu lac Érié . — Mouvement commercial du canal Érié en 1823, en 1854 et en 1853 ; mouvement de tous les canaux del’État en 1836 ; comparaison avec le mouvement de la navigation sur la Seine et sur ses affluents autour de Paris .— Mouvement du canal Érié comparé à celui du port de New-York et à celui du port de Marseille ; mouvement desports français . — Progrès du mouvement du canal Érié depuis l’origine. — Valeur des objets transportés. — Objetsappelés Merchandise ; quantité transportée depuis 1824 jusqu’en 1837. — Distribution de ce produit le long des diverscanaux. — État des produits transportés sur l’ensemble des canaux de l’État en 1836; classification des produits. —Proportion des objets descendants qui arrivent jusqu’à l’Hudson. — Tableau des produits arrivés jusqu'à l'Iludson; va-leurs de ces produits. —Villes où les objets destinés à l’Hudson quittent le canal.— Bases d'évaluation des poids et desprix dans l’État de New-York ; poids admis par les Commissaires des Canaux de la Pcnsylvanie.

Les effets du grand canal (c’est sous ce nom que le canal Érié est désigné aux États-Unis ) se firent sentir même avant qu’il ne fût achevé. A plus forte raison, dès que laligne fut complète, les résultats devinrent prodigieux et dépassèrent les espérances desCommissaires, espérances qui cependant avaient été accueillies comme des rêves.D’excellentes terres jusque-là sans valeur furent mises en culture. L’Ouest de l’État secouvrit de villes et de villages riches et populeux. Les embranchements qu’on établitouvrirent le pays, à droite et à gauche de la ligne principale, aux émigrants et à la civi-lisation. Le voyageur qui parcourt ces cantons fertiles ne peut comprendre que lepanorama qui se déroule sous ses yeux, ces beaux villages, ces cités spacieuses,cette culture, ces fabriques, ces églises, ces écoles, ces banques, soient l’ouvrage dequelques années. Rochester , qui était dès 1835 une belle ville de 15,000 âmes, encomptait 1,500 en 1820. Dans le même intervalle, Buffalo est passé de 2,000 à 16,000.Albany et New-York ont plus que doublé. New-York est décidément devenue la ville laplus peuplée et la plus opulente, le premier port et le principal entrepôt du Nouveau-Monde. La lutte jusque-là établie entre elle et ses rivales du Nord, Philadelphie ,Boston et Baltimore , a été irrévocablement terminée à son avantage. L’État deNew-York est devenu, en population et en richesse, de beaucoup le premier de lafédération.

Pour indiquer à quel point les résultats des travaux de canalisation, exé-cutés par l’État de New-York, ont laissé en arrière ce qu’avaient annoncé leshommes qui en avaient été les plus ardents promoteurs, je ne crois pouvoirmieux faire que de citer un passage du rapport présenté .le 12 mars 1838 à l’As-