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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION I. CHAPITRE IX.

RÉCAPITULATION DES TABLEAUX PRÉCÉDENTS.

OBJETS VENUS DES AUTRES ÉTATS.

1835.

1836.

1837.

ton.

20,043

3,893

43,737

ton.

32,864

K 8ft4.

ton.

38,239

N QS4

49,131

39 ^32

Totaux généraux.

69,675

87,799

83,695

Au premier abord, la supériorité de Buffalo, à l’égard du mouvement des objetsallant aux autres États, semble ne pas exister à l’égard des produits venant de cesmêmes États. Mais si l’on envisage la question sous le rapport de l’importance financièredu commerce, Buffalo reprend l’avantage que, pour le tonnage , Whitehall lui a ravi ;car les importations par Whitehall ont, au point d’embarquement du moins, très-peude valeur ; ce n’est à proprement parler que du bois. Au contraire, Buffalo reçoit sur-tout des produits agricoles, tels que blés, farines, beurre, laines, salaisons.

Les autres États payent ainsi à celui de New-York un revenu considérable, indé-pendamment des bénéfices que réalisent les citoyens de l’État, comme entrepreneurs detransport, et des vastes relations commerciales qui sont ainsi créées à la ville de New-York . En 1836, cette sorte de subside, prélevé par le Trésor de l’État, montait à

2,229,200 fr., savoir :

1° Objets passant par Buffalo, allant aux autres États. 1,264,200 fr.

d° venant des autres États. 579,700

2° Objets passant par Oswégo , allant aux autres États. 188,200

d° venant des autres États. 42,900

3° Objets passant par Whitehall , allant aux autres Étals. 59,800

d° venant des autres États. 94,400

Total. . .. 2,229,200

Celte somme de 2,229,200 fr. est égale à 26 p. 100 de tous les péages perçus surtous les canaux de l’État en 1836. Les droits acquittés par les produits allant aux au-tres États ou en venant, par le seul port de Buffalo, égalent 23 £ p. 100 de tout cequi a été payé sur le canal Érié.

11 est hors de doute que ce tribut payé par les autres Etals à celui de New-York s’accroîtra par le fait de 1 agrandissement du canal Érié. Dans leur rapport annuel du20 janvier 1838, les Commissaires des Canaux estimaient que l’agrandissement ducanal Érié ferait baisser le fret à la moitié de ce qu’il était alors, c’est-à-dire à 1 ~ cen-times par tonne de 1,000 kilog. et par kilom. (4 ^ millimes par tonne de 2,000 liv.et par mille) pour les produits agricoles, et à 3 j centimes par tonne et par kilom.