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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION I. CHAPITRE XIII.

CHAPITRE XIII.

Influence des Canaux de l’Etat de New-York sur la richesse publique et privée.

Du domaine public de l'État de New-York et de ses revenus en 1817; montant de la dette; impôts; Fonds des Écolesprimaires ; Fonds Littéraire. — Du domaine public au 1" janvier 1837 ; dette publique ; montant net du capital apparte-nant à l'État ; il avait sextuplé ; le revenu de l’État avait plus que triplé ; le Fonds des Écoles primaires était doublé ; leFonds Littéraire, décuplé ; toute taxe directe au profit de l’État était abolie.— Accroissement de l’ensemble des fortunesprivées dans l’Etat et dans la ville de New-York.—Utilité qu’il y a, en tout pays, à relier par de bonnes lignes de transportles districts intérieurs aux ports ; fâcheuse condition de la France à cet égard.

Pour donner, d’un point de vue différent de ceux auxquels nous nous sommes placéjusqu’à présent, une idée de la fécondité de la canalisation de l’État de New-York,nous chercherons à mesurer le changement qui a eu lieu dans les finances de l’Étatde New-York, par suite de l’exécution de ses canaux. Nous emprunterons à ce sujetquelques détails au rapport déjà cité de M. S. B. Ruggles, qui y a établi avec soinle parallèle entre le capital appartenant au Trésor public et ses divers revenus en1817, et le montant des valeurs qu’il possédait au l cr janvier 1837.

Yoici quelles étaient les ressources de l’État de New-York, en 1817, lorsqu’ilcommença ses canaux :

1° Propriétés productives, savoir : actions de banques, avances sur hypothèque et

autres titres. 25,489,600 fr.

La dette de l’État était alors de. 8,019,700

Balance. 17,469,900

Quelques-uns deces titres ont été depuis reconnus pour des non-valeurs, jusqu’à concur-rence de. 1,610,600

Reste net,

15,859,300

Le revenu annuel de ce capital était d’environ. 960,000 fr.

L’État percevait en outre sur les ventes à l’encan. 1,019,300

Et sur le sel, qui fut imposé cette même année, en rapportant à 1817 lerevenu obtenu ainsi en 1818. 260,200

Ce qui donnait un revenu total de. 2,239,500

2° Propriétés improductives, savoir : terres et bâtiments publics, les premièrescontenant environ 400,000 hectares. Le produit de la vente de ces terres avait été spécialiséau profit de l’éducation primaire, sous la dénomination de Fonds des Écoles. Ce fonds