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Tome premier.
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ÉTAT DE NEW-YORK. — CHEMINS DE FER DE LTIUDSON AU LAC ÉRIÉ . 2Ü7

courtes, d’environ 100“ de développement, et de 335” de rayon. Sur le plateau, l’ali—guement général n’est interrompu que par deux petites courbes, l’une de 180"”' de dé-veloppement avec un rayon de 1,271 m , l’autre de 120 m de développement avec un rayonde 7,015”.

Ce chemin de fer a, de rivière à rivière, une longueur de 24 kilom. Il a un embran-chement d’environ 1,600™, qui pénètre dans l’intérieur d’Albany jusqu’au bureau desvoyageurs, placé au sommet de la principale rue (State-Street). En outre, la munici-palité d’Albany a contraint la compagnie à poser, tout le long de State-Strect jus-qu’à l’IIudson, une voie de chemin de fer. Il en est résulté pour la compagnie une dé-pense parfaitement inutile, parce que cette rue est trop inclinée pour qu’il soit possibled’y faire mouvoir des wagons sur les rails avec quelque aisance et sans danger pourles passants, toujours fort nombreux dans cette rue. Ce n’est pas le seul exemplequ’offrent les États-Unis d’abus de pouvoir auxquels se soient portés les corps muni-cipaux contre les compagnies de travaux publics.

La longueur réelle du chemin est donc de 26 kilom.

La pente des plans inclinés est de 0 m ,055 par mètre. Sur tout le reste de la route iln’y a pas de pente de plus de 0 m ,0044 par mètre.

Ce chemin de fer présente quelques tranchées profondes ; il y en a une de 14 m ,33.

La hauteur des remblais atteint, sur un point, 13™,29.

Le chemin est à deux voies. Il a pour rails des longrines en bois recouvertes d’unebande mince de fer, et reposant sur des dés de pierre, bien assis eux-mêmes sur unefondation de pierre menue. D’un côté à l’autre de la voie, les longrines sont reliéespar des traverses en bois.

Les bandes de fer ont 0™,063 de large et 0™,013 d’épaisseur.

Les longrines sont en pin, de 15 x 15 centimètres.

Les dés de pierre sont de 0 m ‘ cub- ,056, et espacés, de centre à centre, de 0 m ,91.

Les traverses en bois ont 2"’,44 de long et 18 cent, de côté.

Ce chemin de fer est parcouru entre les deux plans inclinés au moyen de machineslocomotives. Il a coûté cher, soit parce que l’on a tenu, sans raison , à n’avoir qu’unseul alignement sans détour sur toute l’étendue du plateau , soit parce que l’on a faitdes frais inutiles pour fonder la voie, et pour tasser, par un battage répété, la pierremenue qui sert de fondation. Y compris quelques magasins de peu d’importance à Al-bany et à Sehenectady, il avait absorbé, en 1835,3,767,000fr. Quoiqu’il fût alors livréà la circulation depuis quelque temps, il paraît que, postérieurement, il a exigé encoredes déboursés assez forts.

11 transporte, pendant la belle saison, beaucoup de voyageurs qui vont et viennententre New-York et la région des lacs ou le Canada ou qui se rendent aux Eaux de Sa-ratoga. Le prix des places est de 11 centimes par kilomètre dans le premier train , etde 7 centimes par les voitures de seconde classe. La presque totalité des voyageurs sesert des voitures les plus chères (1).