ETAT DE NEW-YORK. — CHEMINS DE FER DE L’HUDSON AU SAINT-LAURENT. 277
Avec son matériel ce chemin de fer a coûté. 1,600,000 fr.
C’est par kilom. 46,377 fr.
Le chemin de fer de Troy à Ballston Spa, qu’on appelle aussi chemin de Rensselaereide Saratoga, du nom des deux comtés où il se développe, quitte la ville de Troy sur un beau pont de bois de 488 m de long, partagé en huit travées, et construit entreillis, dans le système deM. J. Town, sur lequel nous reviendrons plus tard avecquelque détail. Le tablier du pont est élevé de 9 m ,15 au dessus du fleuve. On y aménagé, près de la rive gauche, une travée mobile pour les bâtiments à voile, en petitnombre, qui ont à remonter le fleuve au-dessus de Troy. Une fois sur la rive droite del’Hudson , le chemin de fer se dirige vers le nord, et franchit, avant d’atteindre Water-ford, les trois bras par lesquels le Mohawk se décharge dans le fleuve. Après avoir coupéWaterford, qui est à 7,200 m du grand pont de l’IIudson, le chemin de fer continue àremonter l’Hudson jusqu’à Mechanicsville, qui est à 9,500 m plus loin, et tournant alorsà l’ouest, il gagne Ballston Spa.
Il n’a pas de pente de plus de 0" 1 ,0047 par mètre.
Il a un parcours de 39 kilom.
Il est à une seule voie.
Le chemin de fer de Saratoga à Whitehall , autorisé sous le nom de chemin de fer deSaratoga et de Washington , et qui même a reçu un commencement d’exécution,aurait 67 kilom.
Les chemins de fer que nous venons d’énumérer servent presque uniquement autransport des voyageurs. Nous avons vu que le transport des marchandises était interditexpressément aux chemins de fer parallèles au canal Érié, à l’exception de ceux quiavaient été autorisés les premiers. Pour ceux-là même , il est entouré de restrictions quiéquivalent à peu près à une prohibition formelle. La plupart des compagnies concession-naires des chemins de fer de l’État de New-York sont libres de fixer à leur gré le prixdu transport des marchandises, quand ce transport leur est nettement permis, et leprix des places pour les voyageurs. Cependant quelques compagnies , et entre autrescelle de Schenectady à Utica , sont astreintes à se tenir au-dessous d’un maximum qui estde 4 cents par mille ou de 13 j centimes par kilom. et par voyageur. Le prix de 4 centspar mille diffère très-peu du prix moyen des diligences (1) dans l’État de New-York etdans les États limitrophes. Celles des compagnies de l’État de New-York qui ont toutelatitude, et c’est le plus grand nombre, s’écartent peu de ce même tarif. La rapidité deschemins de fer suffirait, même à prix supérieur, pour leur attirer tous les voyageurs,parce qu il n y a pas de pays où le temps ait plus de valeur, et où l’on s’attache plus àl’économiser ; et il n’y en a pas où l’on se préoccupe moins des dangers, d’ailleurs bienimaginaires, que présente ce mode de transport.
(l) On estime que ce prix moyen est de 1 j cents par mille, ou de 13 cent, par kilom. ( Vair, pages 213'ct suivantes,les prix des places sur les canaux et dans les diligences de l'État de New-York et de divers pays.)