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ETAT DE NEW-YORK. —CHEMIN DE FER DE NEW-YORK AU LAC ÉRIÉ .
1,600,000 fr. après semblables travaux, sur une étendue de 122kilom., de la rivièreAlléghany au lac Érié ;
2,133,000fr. après semblables travaux, sur un développement de 124 kilom., entrel’Hudson et le canal de la Délaware à l’Hudson.
Enfin, 5,333,000 fr. après qu’une double voie aurait été complétée sur toute la lon-gueur du chemin.
Cette forme d’encouragement, qui a été plusieurs fois employée par l’État de New-York, et qui est en usage dans d’autres États, à l’égard des compagnies de travauxpublics, consiste à remettre au pair, à la compagnie, des titres de rentes sur l’État,qu’elle négocie comme il lui plaît, et en retour desquels elle se reconnaît débitrice del’État pour le capital et pour les intérêts. Elle donne même hypothèque sur son cheminde fer ou son canal. C’est ce qu’on appelle prêter le crédit de l’État ( to loan the créditof the State. )
En novembre 1835, les travaux furent ouverts, dans la vallée de la Délaware, sur unelongueur de 64 kilom., entre le Calicoon et le village de Deposit. Les devis des ouvragesmis en adjudication s’élevaient à 1,952,000 fr. Les entrepreneurs, au nombre de vingt-quatre, soumissionnèrent pour 1,669,600 fr. Sur cette distance les achats de terrainont coûté moyennement 293 fr. par kilom., et cependant le chemin de fer s’y étend, surplusieurs points, au travers de terres cultivées, et même de propriétés bâties.
La crise violente de 1836-37 vint arrêter brusquement les progrès de ce chemin.Les travaux furent tout à fait suspendus après que la compagnie eût ainsi dépensé1,600,000 à 1,700,000 fr. Mais en 1838, lorsque les États-Unis commencèrent à respi-rer, l’attention se porta de nouveau sur ce chemin de fer, duquel les comtés méri-dionaux de l’État attendent des merveilles semblables à celles que le canal Érié aopérées dans les comtés du Nord. La législature fut saisie alors de la question d’amé-liorer les conditions du prêt par elle consenti en 1836, et la résolut libéralement.Au lieu de ne verser les diverses parties du subside qu’après que la compagnieaurait exécuté des tronçons fort étendus, ou même qu’après qu’elle aurait terminé lechemin de fer à deux voies, la législature a ordonné que les avances de l’État seraientfournies à la compagnie de manière à soutenir ses premiers pas. Le prêt fait à la compa-gnie est demeuré fixé à 16,000,000 fr., mais il sera compté par parties de 100,000 doll.,au fur et à mesure de déboursés égaux faits par la compagnie. Le chemin de fer rested’ailleurs hypothéqué à l’État jusqu’au remboursement des avances.
Depuis lors cependant, les travaux ont continué à languir, parce que l’UnionAméricaine n’a pas complètement retrouvé encore son assiette financière.
Pendant la session de 1839, la législature a discuté la question de l’exécution de cechemin de fer aux frais de l’État. Dans ce cas la compagnie, qui donne son assenti-ment à cette combinaison, recevrait le remboursement de ses dépenses, et 1 État sesubstituerait à elle purement et simplement. On invoque en faveur de cette mesure lesprincipes d’une saine justice distributive. Puisque l’État, à une époque où il était pauvre,a donné aux comtés du Nord les canaux Érie et Champlain, comment, aujourd’hui queses ressources et son crédit sont immenses, refuserait-il aux comtés du Midi un che-
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