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Tome premier.
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TRAVAUX DE LA NOUVELLE-ANGLETERRE .

ment du nord au midi au lieu de suivre des lignes perpendiculaires à la crête princi-pale des montagnes. Enfin il eût fallu franchir des crêtes élevées ; on a vu plus haut(page 21 ) que les points culminants de la chaîne des Alléghanys étaient dans laNouvelle-Angleterre. Quelque vif que pût être le désir des habitants du Massachusetts et du Connecticut de se rattacher à l’Ouest, lors même qu’ils eussent ressenti, pour lesentreprises à grandes proportions, cette prédilection qui anime à un haut degré lespouvoirs et les citoyens de l’État de New-York , et qui a mérité à cet État le surnomd’État-Empire (Empire State ), lors même qu’ils eussent disposé d’inépuisables trésors,ils eussent été obligés d’attendre que la liaison de l’Hudson avec l’Ouest eût été opérée,parce que c’est en se tournant du côté de l’Hudson qu’ils devaient chercher la routede l’Ouest.

Néanmoins on s’occupa de lignes de navigation s’avançant dans l’intérieur du pays.Dès 1792 une compagnie, à la tête de laquelle était le général Knox, s’était formée pourl’ouverture d’un canal entre Boston et le fleuve Connecticut . Cette tentative ne fut passuivie d’effet : mais d’autres eurent lieu peu après avec plus de succès. Les fleuves de laNouvelle-Angleterre sont en général bornés dans leur développement ; ayant leur coursdans une région montagneuse, ils ne sont pas naturellement navigables. Ils offrent ungrand nombre de rapides et de chutes. Ces obstacles furent tournés sur plusieurs pointspar des canaux de dérivation assez courts, auxquels des canaux un peu plus étendus sontvenus ensuite s’ajouter, de manière à faire profiter la population de la Nouvelle-Angle-terre , dans une certaine limite, du bienfait des lignes navigables que la nature ne leuravait pas accordé.

Nous allons rapidement passer en revue ce qui a été réalisé. Nous dirons aussicomment on a conçu le moyen de rattacher la Nouvelle-Angleterre à l’Ouest, enprofitant des communications ouvertes par l’État de New-York, ou par l’intermédiairedu Saint-Laurent.

Canalisation du Merrimack et Canal Middlesex.

LeMerrimaek avait déjà été l’objet de quelques perfectionnements dans le Massachu-setts , en 1808, à l’époque où M. Gallatin fit son célèbre rapport. Quelques-unes desaméliorations dataient des dernières années du XVIII e siècle. Aujourd’hui il est navi-gable pour des bateaux tirant l m ,07 d’eau, à partir de Concord (New-Hampshire ). Decelte ville à la mer on a construit diverses dérivations, savoir (1) :

1° Un canal de 570 ra , aux chutes de Gardner, à 6,500 m en aval de Concord. Il y a unbarrage de retenue et quatre écluses qui rachètent 7 m ,62 de chute ;

2° Un canal de 1,150'“ à Hooksett, c’est-à-dire à 11 kilom. en aval du précédent. Ily a 4 m ,88 de chute rachetés par trois écluses ;

3° A 3,200 m de là, aux chutes d’Amoskeag, un canal de 1,600™ rachetant 13™,72 dechute par neuf écluses accompagnées de plusieurs barrages ;

4° Immédiatement au-dessous du canal d’Amoskeag, sont les travaux qui composentce qu’on appelle le canal de l’Union. Ils servent à passer six rapides. Ce sont septécluses distribuées sur un espace de 15 kilom.;