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SECONDE PARTIE. SECTION I. CHAPITRE NYI.
Ainsi le transport coûtait alors, tout compris, par tonne et par kilom.
Pour le coton et les denrées. 0 fr. 259
Pour l’anthracite. 0 fr. 161
Ces taux du fret et des péages, quoique moindres que ceux de 1817, étaient doncencore excessifs. Aussi le commerce recourait souvent à la voie du roulage.
Malgré ces tarifs exagérés, ou, pour mieux dire, à cause de leur exagération, Jecanal Middlesex n’a donné jusqu’à ces derniers temps, qu’un revenu assez modique.
Canalisation du onnecticut.
Plan général de canalisation de la Nouvelle-Angleterre .
De tous les fleuves de la Nouvelle-Angleterre, le plus important est le Connecticut .Son cours a une étendue assez considérable. Il a sa source principale dans le lac Con-necticut , assez près du Saint-Laurent; par une de ses branches, le Pasumpsic, ilse rapproche beaucoup du lac Memphremagog, situé près d’une dépression de lacrête de partage des eaux, qui est assez aisé à relier avec le lac Champlain , etd’où sort la rivière Saint - François, tributaire du Saint-Laurent. Le Connecticut occupe dans la Nouvelle - Angleterre une position centrale. Il coule du nord aumidi, entre les deux États de Vermont et de New-Hampshire . Il traverse ensuite l’Étatde Massachusetts , et enfin, partageant en deux parties égales celui auquel il donneson nom, il se jette dans le détroit de la Longue-Ile. Naturellement, il n’était navigablequ’à partir de Hartford. Les navires d’un tirant d’eau de 3 m le remontent jusqu’àMiddletown , à 58 kilom. de son embouchure. Les goélettes et les sloops qui n’ontqu’un tirant d’eau de 2 m ,30, vont jusqu’à Hartford qui est à 24 kilom. plus haut. Au-dessus de Hartford , la navigation est interceptée dans son lit par une petite cataracteconnue sous le nom des chutes d’Enlield.
Divers travaux ont eu lieu pour l’améliorer depuis les chutes de Mc Indoes, un peuau-dessous du confluent du Pasumpsic, et à 352 kilom. au-dessus de Hartford. Lapente du fleuve, dans cet intervalle, est de 128 m ,10. Il coule au travers d’une formationprimitive, et son cours est interrompu fréquemment par des chutes et par des ra-pides. Autour de ces obstacles on a pratiqué des dérivations accompagnées de barrageset d’écluses. On estimait, d’après les premiers plans d’ensemble qui furent dressés, que,pour assurer la navigation entre les chutes de Mc Indoes et Hartford, il faudrait entout 27 kilom. de dérivations, 41 écluses et 16 barrages.
Ce perfectionnement du fleuve, projeté depuis longtemps, a été successivementeffectué. Il n’a cependant eu lieu, en majeure partie, qu’après l’entreprise du canalÉrié. Entre Hartford et Springfield, ville assez importante de l’intérieur, où est unarsenal fédéral, la navigation est maintenant facile même pour des bateaux à vapeur,qui remontent aujourd’hui non-seulement jusqu’à Springfield, mais beaucoup plushaut. Un canal de 10 kilom., avec trois écluses suffisantes pour les bateaux à vapeureux-mêmes, a été creusé aux chutes d’Enfield placées entre ces deux villes. Onrencontre ensuite, en remontant :