TRAVAUX DE LA NOUVELLE-ANGLETERRE . 297
Les travaux de South-Hadley, où il y a un canal de 4 kilom., avec six écluses ra-chetant 15'”, 86;
Ceux des chutes de Montague, qui occupent un espace de 5 kilom. et où il y a plu-sieurs écluses rachetant 22 m ,87 ;
Ceux des chutes d’Aterquechy, des chutes de Bellows, du confluent du White-River,et plusieurs autres.
Le Connecticut est ainsi navigable sur 434 kilom.
Ces travaux n’ont, pour ainsi dire, qu’un intérêt local. Passons à ce qui serait d’unintérêt général pour la Nouvelle-Angleterre . A cet égard il y a eu des plans remarqua-bles de canalisation. D’une part, on s’est occupé de canaux qui, non-seulement au-raient étendu la navigation dans la vallée du Connecticut au-dessus des chutes deMe Indoes, mais qui se seraient prolongés jusqu’au Saint-Laurent par le lacMemphremagog, et jusqu’au lac Champlain . D’autre part, on avait pensé depuis long-temps à lier au Connecticut quelques autres cours d’eau de la Nouvelle-Angleterre , etnotamment le Merrimack. M. Gallatin mentionne dans son rapport l’existence de cesprojets, qui postérieurement se sont beaucoup agrandis.
En partant du Connecticut , on peut rejoindre le lac Memphremagog parle vallondu Pasumpsic, affluent du fleuve, qu’on remonterait jusqu’à la crête du versant deseaux, de manière à descendre vers le lac par le Barton. Le bief de partage, qu’onalimenterait par le petit lac Willoughby, serait à 230”,2 7 au-dessus de l’embouchuredu Pasumpsic et par conséquent à environ 358 ra ,37 au-dessus de l’Océan. Le lacMemphremagog serait à 159 m ,51 plus bas que le point de partage. Le trajet du Connec-ticut au lac serait de 75 { kilom.
En montant par le Nuhlegan, autre affluent du Connecticut , qui débouche dans lefleuve en amont du Pasumpsic, et en descendant par la Clyde, tributaire du lacMemphremagog, on aurait un bief de partage moins élevé de 8 ra ,54. Pour atteindrele Saint-Laurent, il faudrait ensuite canaliser la rivière Saint-François, qui coule surle sol canadien .
La jonction du Connecticut au lac Champlain peut s’opérer par l’intermédiaire dulac Memphremagog. Les deux lacs se rattacheraient l’un à l’autre au moyen d’uncanal qui remonterait le Black-River, affluent du lac Memphremagog, jusqu’à l’étangd’Ellegro. De là, il est facile de passer dans la rivière la Moelle, tributaire du lacChamplain . L’étang d’Ellegro est à G4 ,n au-dessus du lac Memphremagog. Le trajetentre les deux lacs Memphremagog et Champlain serait de 154 kilom., avec unepente et contre-pente de 297 m ,68. On pourrait unir le Connecticut au lac Champlain sans passer par le lac Memphremagog, en suivant le vallon de l’Ognon , qui se jettedans le lac Champlain près de Burlington , et celui du Well’s-River, affluent du hautConnecticut . Cette ligne aurait un peu plus de 1G0 kilom. de long, et offrirait environ450 ,n de pente et contre-pente.
Considérant le Connecticut comme la ligne centrale de la canalisation de la Nou-velle-Angleterre , on avait examiné jusqu’à quel point il serait possible de lui rattacher
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