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SECONDE PARTIE. SECTION I. CHAPITRE XVI.
par heure, temps d’arrêt compris. A chaque voyage de 70 ^ kilom., le service de lamachine coûtait 88 fr., dont 42 fr. 13 c. pour 4 m cul, 06 de bois, 31 fr. pour reutreticnde la machine, et le reste pour le mécanicien et le chauffeur, l’huile, etc.
Le chemin de fer de Boston a Worcester , quoiqu’il traverse une des parties les plushabitées du Massachusetts , n’a cependant à sa portée qu’une population peu nom-breuse. Excepté Boston , qui est une ville considérable, toutes les localités qu’il ren-contre sont fort petites. D’après un rapport adressé, en 1832, aux actionnaires, par leconseil d’administration, la population des communes qui devaient avoir recours auchemin de fer, déduction faite de celle de Boston et de ses faubourgs, s’était trouvée,lors du recensement de 1830, de 68,949; et dans l’État de Massachusetts l’accroisse-ment de la population est relativement modéré, parce que tous les terrains de bonnequalité y sont déjà mis en culture, et qu’il fournit beaucoup d’émigrants pour la valléedu Mississipi.
Dans la Nouvelle-Angleterre , d’ailleurs, il faut peu compter sur les voyages de plaisir,qui chez nous doivent, le dimanche, attirer la foule des villes, et surtout celle desgrands centres, sur les chemins de fer. Dans cette partie de l’Union, plus que dans lex’este des États-Unis , plus que dans les autres régions occupées par la race anglo-saxonne, le dimanche est consacré aux pratiques religieuses. Les habitants de Boston passent celle journée dans leurs temples et dans leur famille. Au lieu de donner, le di-manche, des produits extraordinaires, le chemin de fer de Worcester est ce jour là d’unrapport nul. Rendant eux-mêmes un volontaire hommage aux principes religieux deleurs compatriotes, et aux idées admises autour d’eux sur la célébration du septièmejour, les propriétaires du chemin de fer suspendent le service tous les dimanches. Lechemin de fer de Boston à Worcester n’est ouvert au public que six jours de la se-maine. Lorsque j’étais à Boston , en 1835, un autre chemin de fer aboutissant à celteville, celui de Boston à Lowell, suivait la même règle. Le chemin de fer de Boston àProvidence, qui était terminé à la même époque, ne chômait jamais.
D’après les communications reçues par la compagnie, en 1832, des entrepreneurs desmessageries qui faisaient le service entre Boston et Worcester , et entre divers pointsdes comtés que traverse le chemin de fer, et d’après les relevés de l’une des barrièresde la route à péages qui va de Boston à Worcester , il y avait alors, sur la ligne duchemin de fer ou à côté, un mouvement de 84,000 voyageurs, dont le chemin de ferdevait attirer à lui la majeure partie, savoir :
Dans des voitures particulières. 60,000
Dans les voitures publiques de Boston à Worcester . 14,000
Dans d’autres voitures publiques. 10,000
Total
84,000
Uependantla compagnie admettait que la moitié des personnes qui allaient en voitureparticulière pourrait lui échapper, ce qui eût réduit sa clientelle à 54,000 personnes.