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TRAVAUX DE LA NOUVELLE-ANGLETERRE .
et épatée, qui est employé très-fréquemment aux États-Unis , et qui a été essayé surquelques points du chemin de fer de Paris à Saint-Germain . Les rails seraient posés sui-des traverses, reposant elles-mêmes sur des longrines enterrées au-dessus d’une fonda-tion bien étanche, qui formerait une ligne continue au-dessous de chaque rail. Le majorMc Neill hésitait entre des traverses en bois et des traverses en pierre ; cette hésita-tion n’avait d’autre cause qu’un désir d’économie, car il déclarait préférer les traversesen pierre ; et même il pensait pouvoir se les procurer à des prix qui ne seraient pasexcessifs, parce que le chemin de fer s’étend sur un pays de formation primitive. 11évaluait la superstructure d’une voie à 34,000 fr. par kilom.,avec des traverses en bois,et à 45,500 fr. par kilom., avec des traverses en pierre.
Nous reviendrons plus tard sur ce mode de superstructure comparé aux autressystèmes.
Ce chemin de fer est appelé à rendre de grands services à la ville de Boston et à laNouvelle-Angleterre tout entière. Il doit servir de ligne de transport pour les voya-geurs et pour les marchandises en même temps; et il n’est pas probable que jamais,ou au moins de bien longtemps, il soit remplacé, pour ce dernier objet, par un canal.C’est un motif pour regretter qu’il n’ait pas été tracé avec des pentes moins roides.Entre le Connecticut et la Frontière de l’État de New-York, d’après un rapport desingénieurs, en date du 18 juin 1837, sur un développement total de 101 { kilom., il yaurait 43 kilom. où la pente dépasserait 0 m ,0095 par mètre, 39 kilom. où elle excéde-rait 0 m ,0114, et 14 kilom. où elle serait entre 0 m ,0152 et 0™,0156 par mètre. En dépen-sant, vers le point culminant et dans les autres passages difficiles, 1 million de doll. deplus, c’est-à-dire un quart ou un cinquième en sus de ce que doit absorber l’entreprise,pour pratiquer des tranchées, ouvrir quelques souterrains, ou seulement allonger leparcours, afin de répartir la pente sur un plus long intervalle, on eût beaucoup amé-lioré les conditions de l’exploitation, et augmenté les avantages que le public doitretirer de cette ligne. Il est difficile de croire que les capitalistes de Boston , ville oùil y a beaucoup de lumières de tout genre, à ce point qu’on la qualifie de l’Athènes del’Union, et où il n’y a pas moins de patriotisme, n’eussent pas accordé leur assenti-ment et leur concours à cette combinaison, s’ils en eussent été vivement sollicités.
Ce chemin de fer est, avons-nous dit, exécuté par une compagnie. En 1836, l’Étatde Massachusetts , dérogeant à la règle qu’il paraissait s’être inflexiblement tracée, dene pas intervenir financièrement dans les entreprises des compagnies, s’est inscritau nombre des souscripteurs pour 1 million de doll. (5,333,000 fr. ). En 1839, à sasouscription, il a ajouté une avance de 1,200,000 doll. (6,400,000 fr.).