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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION I. CHAPITRE XVI.

bassin à l’autre avec une inclinaison modérée. Une fois dans la vallée de la Tamise , onsuit successivement le French-River et le Quinebaug, qui se versent l’un dans l’autre,et on arrive ainsi presque en ligne droite en tête de la baie de la Tamise , à Norwich,après un parcours de 94 kilom. Sur la route, on ne rencontre aucun centre de popu-lation; on y trouve quelques villages, diverses manufactures et des filatures de cotonet de laine accompagnées d’ateliers de tissage, sans compter les fabriques deNorwich et de Worcester , qui sont multipliées; les filatures de laine à proximité duchemin de fer, sont au nombre de 27 ; celles de coton, de 75.

Le maximum de pente est, sur ce chemin de fer, de 0,0038 par mètre.

Il doit être à une voie seulement.

La superstructure a été établie d’une manière permanente; le rail est en fer, du poidsde 27 kilog. par mètre courant.

Les terrassements et les travaux d’art, qui se réduisent à quelques petits ponts,étaient terminés au commencement de 1839. Les rails étaient achetés, et on supposaitalors que la dépense de construction serait d’environ 8,000,000 fr., ce qui reviendraitpar kilom. à 87,107 fr.

Le chemin de fer de Worcester à Norwich, en même temps qu’il contribuera aumouvement général du chemin de fer de l’Ouest, doit servir au transport des voyageursentre New-York et Boston . Les bateaux à vapeur conduiront le public, par le détroitde la Longue-Ile, de New-York à l’embouchure de la Tamise , et de là à Norwich, d’oùils iront en chemin de fer à Worcester et à Boston . Il paraît même qu’il a été entreprisprincipalement en vue de servir ainsi aux communications actives qui ont lieu entreBoston et New-York , quoique déjà, avant qu’on ne commençât les travaux, un autrechemin de fer vînt, de Boston , déboucher sur le détroit de la Longue-Ile, à Stoninglon , àquelques lieues à l’est de l'embouchure de la Tamise ; de Stonington, de magnifiquesbateaux à vapeur transportent la foule des voyageurs jusqu’à New-York en quelquesheures.

L’État de Massachusetts a accordé à la compagnie une avance de 2,133,000 fr. Laville de Norwich lui a rendu le même service pour une somme de 1,066,500 fr. Cesavances consistent à garantir les intérêts d’un emprunt fait par la compagnie , jusqu’àconcurrence de la somme indiquée ; ainsi que nous l’avons déjà dit {page 289), c’est cequ’on appelle prêter le crédit de l’État.

Chemin de fer de Hartford à New-Haven , et chemin de fer projeté de Sprmgüeld

à Hartford.

Un chemin de fer projeté depuis longtemps doit unir le Western-Railroad à la villede Hartford, située sur le bas Connecticut . D’après un rapport de M. Fessenden, leterrain est extrêmement favorable. La pente serait uniformément de 0”,00047 parmètre; la distance est de 37 kilom. seulement.

Ce chemin de fer a été autorisé. Le pays qu’il doit traverser est riche et industrieux.Il ne peut tarder d’être construit.

De Hartford, un chemin de fer, dont la construction est avancée, se rend à New-