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Tome premier.
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SECONDE PARTIE. SECTION II. CHAPITRE I.

par celui d’Érié, vient d’être rétabli. Il y avait un intérêt évident à creuser un canaldepuis la ville d’Érié jusqu’à la rivière Alleghany, et à mettre ainsi le lac Érié en com-munication directe avec Philadelphie et avec Piltsburg. Le Beaver fournissait un autre

moyen de rattacher Pitlsburg au lac Érié . Enfin, il était possible de joindre la Monon-gahela, et par conséquent l’Ohio, au Potomac, artère principale de l’État de Maryland ,par le Will’s Creek, l’un des affluents de ce dernier fleuve.

L’idée de rattacher les grands lacs à Philadelphie , par une ligne de navigation, étaitdéjà ancienne en Pensylvanie . Nous avons vu qu’elle datait des premiers jours de l’Indé-pendance. La concurrence, mobile dont la puissance est immense aux Etats-Unis , luidonna un nouveau relief. Puisque New-York se mettait en rapport direct avec les lacspar son canal, Philadelphie ne pouvait-elle, ne devait-elle pas faire des efforts pourse rapprocher de cette Méditerranée américaine qui était évidemment destinée à deve-nir, sans plus de délai, un marché de premier ordre, une sorte de forum entre les Étatsdu littoral et ceux du Nord-Ouest ? Aussi, parmi les premiers travaux entrepris par l’É-tat, nous aurons tout à l’heure à signaler deux tronçons de canaux dirigés vers les lacs,l’un à partir de l’Alleghany par le French Creek, l’autre à partir de l’Ohio par le Beaver.

Ce n’est pas tout : dans la bande étroite que la Delaware étanche, on compte plu-sieurs cours d’eau assez forts, dont deux, le Schuylkill et le Lehigh, étaient canaliséspar des compagnies qui se proposaient d’ouvrir ainsi un débouché aux vastes dépôtsd’anthracite que recèlent les entrailles de la terre, aux sources de l’un et de l’autre.Mais la Delaware , dont la navigation était plus qu’incertaine, restait à améliorerdepuis le confluent du Lehigh jusqu’au-dessous de Trenton .

Disons comment l’État de Pensylvanie a procédé à l’étude et à la réalisation de cevaste ensemble de travaux :

Le 10 février 1824, lorsque le canal Érié était aux trois quarts achevé, un rapport,adressé à la Chambre des Représentants par une commission nommée à cet effet,recommandait l’étude d’un prolongement jusqu’à Piltsburg de la ligne formée par leSchuylkill canalisé et le canal de FUnion, ouvrages appartenant l’un et l’autre, ainsiqu’on Fa vu, à des compagnies, et rattachant Philadelphie à la Susquehannah. Lacommission proposait de tracer cette communication nouvelle, à l’est de la crête cen-trale des Alleghanys, par les vallées de la Susquehannah et de son affluent la Juniala,et, à l’ouest, par celles du Concmaugh , du Kiskiminetas (1) et de F Alleghany.

Le 27 mars suivant, nnc loi autorisa le Gouverneur à nommer trois Commissaires desCanaux, chargés de diriger une étude générale de toutes les communications possiblesentre Philadelphie et Piltsburg. Us devaient examiner spécialement :

La ligne de la Susquehannah à l’Ohio, 1° par la Juniala, le Conemaugh et l’Alle-ghany; 2° par la Branche Occidentale de la Susquehannah et le Sinnemalioning d’unepart, le Clarion et F Alleghany d’autre part; 3° parla Branche Occidentale, leClearfield

(4) C’est le nom que prend le Conemaugh quand il s'approche de la rivière Alleghany.